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Les mineurs seront désormais mieux protégés sur Instagram

Instagram : Les mineurs seront désormais mieux protégés face aux messages d’inconnus

réseaux sociauxMeta a pris plusieurs mesures afin de protéger les adolescents qui utilisent Instagram et a décidé de renforcer le contrôle parental
20 Minutes avec agences

20 Minutes avec agences

Alors que Meta est dans le collimateur de nombreuses instances, aux Etats-Unis comme en Europe, le géant du Web a décidé de lancer plusieurs fonctionnalités visant à mieux préserver les mineurs. La maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp souhaite « protéger les adolescents contre les contacts indésirables » et « permettre aux parents d’influencer plus facilement l’expérience en ligne de leurs enfants », a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Ainsi, il ne sera plus possible de modifier certains paramètres d’Instagram sans un accord parental préalable, via les outils dédiés. Un utilisateur mineur aura ainsi besoin de la permission explicite de ses parents pour faire passer son compte de privé à public, accéder à plus de contenus dits « sensibles » ou avoir la possibilité de recevoir des messages de personnes qu’il ne suit pas déjà sur la plateforme.

La santé mentale des jeunes en question

Cette dernière mesure est l’une des plus attendues. La messagerie sera désormais par défaut fermée à toute personne avec qui les utilisateurs mineurs ne sont pas déjà connectés sur Instagram.

Fin octobre, plus de quarante Etats américains ont porté plainte contre Meta, estimant que ses plateformes nuisent à la « santé mentale et physique de la jeunesse », évoquant les risques d’addiction, de cyberharcèlement ou de troubles de l’alimentation. « Meta a exploité des technologies puissantes et sans précédent pour attirer […] et finalement piéger les jeunes et les adolescents afin de faire des profits », avaient déclaré les procureurs généraux dans la plainte.

Une enquête en Europe

Selon les Etats, démocrates et républicains, le groupe californien a « dissimulé la façon dont ces plateformes exploitent et manipulent les consommateurs les plus vulnérables », et « négligé les dommages considérables » causés à la « santé mentale et physique des jeunes de notre pays ».

La Commission européenne a de son côté annoncé en novembre avoir ouvert une enquête sur les mesures mises en œuvre par Meta, et Snap (Snapchat) pour protéger les mineurs, notamment leur « santé physique et mentale », à la suite d’une démarche identique visant TikTok et YouTube.