Corbeil-Essonnes : Des hackers russes revendiquent la cyberattaque de l’hôpital et exigent une rançon

CYBERATTAQUE Lockbit prétend que le centre hospitalier francilien a largement de quoi payer

20 Minutes avec agence
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Contre la somme demandées, les hackers promettent de supprimer les données volées ou de les restituer au CHSF.
Contre la somme demandées, les hackers promettent de supprimer les données volées ou de les restituer au CHSF. — JEROME MARS/JDD/SIPA

Le Centre Hospitalier Sud Francilien (CHSF) de Corbeil-Essonnes ( Essonne) a été la cible d’une cyberattaque le 21 août dernier. Les hackers, qui ont chiffré et dérobé de nombreuses données personnelles, réclament désormais une rançon, rapporte Le Parisien.

L’attaque a enfin été revendiquée ce lundi par Lockbit, un collectif de hackers russophones. Sur leur site du darknet, les pirates ont déclaré être à l’origine de la cyberattaque et ont exigé une rançon d’un million de dollars pour la suppression ou le rachat des données subtilisées.

Des échantillons diffusés

L’hôpital n’a pas donné suite à cette demande de rançon. Selon les hackers, le CHSF disposerait pourtant d’un revenu annuel de 650 millions d’euros. « Cette entreprise ne soucie pas de la diffusion des cartes de soin, de l’historique médical ou des diagnostics de ses patients », déplore Lockbit.

Pour accentuer la pression, les pirates ont publié quelques documents volés, dont des échanges avec l’administration et des factures de prestataires. Selon le préfet, l’hôpital est toujours fonctionnel malgré l’attaque et travaille déjà à reconstruire son système informatique.