Ce qu'il faut retenir du salon du jeu vidéo de Los Angeles

Philippe Berry

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Le Convention Center de Los Angeles pour l'E3, le 3 juin 2009
Le Convention Center de Los Angeles pour l'E3, le 3 juin 2009 — M.Anzuoni/Reuters
De notre correspondant à Los Angeles

 

Le salon du renouveau. Après deux éditions fantomatiques, la grand messe du jeu vidéo a retrouvé de sa splendeur cette année. Les portes du Convention Center se sont refermées jeudi soir. Bilan.

 

«Project Natal», le coup de Microsoft

Des trois fabricants de console, Microsoft est incontestablement celui qui a frappé le plus fort, dès l'ouverture, lundi. La rumeur courait depuis plusieurs semaines. La compagnie a bien présenté un système qui promet d'affranchir le joueur de la manette. «Project Natal» comprend deux caméras. L'une qui track le joueur dans l'espace, lui permettant d'agir avec tout son corps. Une autre est chargée de la reconnaissance vocale et des expressions faciales.

 

>> Nos impressions, après avoir pu essayer le système, ici et .

 

Attention cependant, Natal ne sera vraisemblablement pas commercialisé avant 18 à 24 mois. De quoi laisser le temps aux développeurs de l'exploiter dans des jeux. Et à la concurrence de peaufiner sa réponse (Sony ici, Nintendo là). Le papa de la Playstation a dévoilé sa PSP Go, une version nomade de sa portable, légèrement plus compacte et dépourvue de slot pour disque UMD –tout se télécharge. Nintendo a présenté son «Wii motion plus», un petit cube qui se branche sur la Wiimote afin de la rendre plus précise et sensible aux effets de rotation.

 

Beaucoup de suites

Assassin's Creed 2, Call of Duty: Modern Warfare, Left 4 Dead 2, God of War 3, Rock Band Beatles, Mass Effect 2... En ces temps de récession, les éditeurs jouent la sécurité et se repose sur des franchises à succès. Peu de vraies surprises au détour des stands. «Saboteur», un titre d'action de EA a le mérite de proposer un cadre original (le joueur incarne un Irlandais résistant dans un Paris occupé par les Nazis). Idem pour «Brütal Legend», dans lequel Jack Black tue des démons grâce au pouvoir du rock'n'roll. Mais côté gameplay, rien que du très classique.

 

Des stars en pagailles

Pour présenter un nouveau jeu, chacun invite son parrain sur scène. Paul McCartney et Ringo Star étaient là pour «Rock Band», Pete Sampras pour «Gran Slam Tennis», Steven Spielberg pour «Project Natal», James Cameron pour «Avatar». Sur le salon, on a pu apercevoir l'équipe de la série «NCIS» jouer à «Halo ODST», ou encore Stan Lee faire une séance de dédicace. En revanche, erreur professionnelle, nous avons raté la charmante Eliza Dushku («Buffy» et «Dollhouse») qui a réalisé le voice-over de l'héroine du jeu WET, ou encore Mickey Rourke.

 

L'affluence au rendez-vous, les «booth babes» de retour

Le chiffre est tombé jeudi soir: l'E3 a attiré 41.000 personnes (de l'industrie, la presse et la blogosphère). Soit environ 10 fois plus que lors des deux précédentes éditions –mais encore loin des 70.000 de 2006, année de la démesure. Le wifi marchait en salle presse, les parkings n'étaient pas saturés et abordables ($12 la journée). Nintendo, Microsoft, Sony et Ubisoft se sont offerts des clubs branchés du centre ville ou d'Hollywood pour leurs soirées open bar. Mais surtout, ce cru 2009 a vu le grand retour des «booth babes», ces mannequins peu habillées, embauchés par les éditeurs sur leurs stands.

 

Rendez-vous l'année prochaine!