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Hadopi: le groupe UMP prive certains de ses députés de parole

Hadopi: le groupe UMP prive certains de ses députés de parole

INTERNETLionel Tardy et Christian Vanneste s'interrogent sur ces méthodes...
20minutes.fr

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Il fallait s’y attendre. La fronde au sein de l’UMP a repris de plus belle le jour où le projet de loi Création et Internet, dit Hadopi, est — de nouveau — examiné à l’Assemblée nationale. Plusieurs députés UMP hostiles au projet de loi ont accusé mercredi leur groupe de les avoir privés de temps de parole pendant la discussion générale sur ce texte.


«On verra si on nous rétablit notre connexion d'ici lundi», a ironisé Lionel Tardy (Haute-Savoie) dans les couloirs de l'Assemblée. Sur son blog, le député UMP explique «s'être inscrit par précaution dès la semaine dernière auprès du groupe UMP pour intervenir». «N'ayant pas de nouvelles, je me suis rapproché du service de la séance en fin de matinée, qui m'a appris que ma demande n'avais pas été retenue par le groupe UMP, faute de temps de parole suffisant». Et de s’interroger: «Je me suis donc fait suspendre, sans avertissement... ma connexion au micro de la tribune de l'Assemblée. Un avant-goût de la loi Hadopi?».

Rétoqués


Même topo du côté de Christian Vanneste (Nord) qui a lui aussi protesté: «J'espère que ma connexion sera rétablie sous peu pour que je puisse m'exprimer sur ce texte». Sur son blog, il ironise: «Je me suis fait retoqué», allusion au rejet surprise du texte de loi le 9 avril dernier. Autre opposant déclaré au texte au sein du groupe UMP, Alain Suguenot (Côte d'Or) ne figurait pas non plus mercredi dans la liste des intervenants dans la discussion générale.


Le résultat de la moutarde montée au nez du gouvernement, fulminant de voir certaines personnalités de son propre camp, l’UMP, faire campagne contre Hadopi. Et lui tirer une balle dans le pied.


«A l'intérieur de la droite, quelques éléments ne sont pas favorables au texte, on ne va pas leur imposer par la force de voter pour», avait prévenu Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, mais «tous ceux qui sont pour et qui n'étaient pas suffisamment présents vont devoir être beaucoup plus présents pour voter ce texte».