Le temps passé devant un écran par les Britanniques a atteint 40 % en avril

CONFINEMENT Les plateformes de streaming ont également enregistré une hausse de leurs inscriptions pendant cette période

20 Minutes avec agence

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En cas de réveil nocturne, consulter sa tablette ou son smartphone est une mauvaise idée.
En cas de réveil nocturne, consulter sa tablette ou son smartphone est une mauvaise idée. — Sprayable Sleep/REX/REX/SIPA

L’Ofcom, autorité de régulation des télécommunications du pays, vient de publier son rapport Media Nations 2020 et révèle que le temps passé devant les écrans par les Britanniques – majeurs – a augmenté de 31 % au mois d’avril, soit en plein confinement, par rapport à 2019.

La part d’heures d’éveil passées devant un écran est ainsi passée à 40 %, rapporte The Independent. Au plus fort de la crise, lorsque les restrictions ont été les plus strictes, les Britanniques ont passé 6 heures et 25 minutes par jour à regarder la télévision mais aussi à visionner des vidéos sur Internet ou à jouer à des jeux vidéo. Ces activités représentaient 5 h 53 l’année dernière.

Les plateformes de streaming ont la cote

Pour tuer l’ennui, les consommateurs ont notamment utilisé les services de streaming. Ils y ont consacré 1 h 11 par jour, soit 37 minutes de plus que l’an passé. Ces plateformes de SVOD ont également gagné de nombreux clients : plus 12 millions d’inscrits, dont 3 millions pour qui il s’agissait de la première utilisation. Les plateformes qui ont enregistré le plus grand nombre de nouvelles inscriptions sont Netflix et Amazon Prime Video, puis Disney+, Now TV et Apple TV+.

Leur utilisation devrait être pérennisée puisque 55 % des Britanniques ont indiqué qu’ils allaient conserver leur abonnement et consacrer autant de temps à visionner des vidéos en streaming.

Les chaînes publiques toujours regardées

Pour autant, les chaînes audiovisuelles publiques n’ont pas été boudées. En mars dernier, elles ont atteint leur plus grande part d’audience depuis six ans.

Elles ont notamment été regardées par le public pour suivre l’évolution de la crise sanitaire. Huit Britanniques sur dix ont indiqué au début du confinement que les chaînes principales d’informations étaient des sources fiables pour suivre l’actualité.