Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Google Chrome 1.0 est arrivé (pourquoi tant de précipitation)

Google Chrome 1.0 est arrivé (pourquoi tant de précipitation)

INTERNETLa beta, c'est fini. Désormais, Google veut s'attaquer au monopole de Microsoft...
Philippe Berry, à Los Angeles

Philippe Berry, à Los Angeles

Une page se tourne. Pendant des années, Google, c’était un peu la culture de la version beta (en chantier) permanente. D’ailleurs, la messagerie gmail n’en est toujours pas sortie. En revanche, Chrome, le navigateur open source de Google, arrivé il y a à peine trois mois, est passé à l’âge adulte jeudi. Quoi de neuf pour cette version 1.0? Et surtout, pourquoi une telle précipitation?

>>> Pour télécharger Chrome, c’est ici

Pour ses débuts, Chrome était déjà épuré, ultra rapide (avec son propre moteur javascript) et présentait un vrai plus: un processus par onglet pour éviter que tout se ferme en cas de problème sur une page. Pourtant tout n’était pas parfait, loin de là. Au cours des 15 mises à jour jusqu’à cette version 1.0, Google n’a pas chômé:

  • un bloqueur de pop-up (plutôt efficace à première vue) a été intégré
  • l’organisation des favoris, préhistorique, a été améliorée
  • Google jure que les problèmes audio/vidéo sur le flash ont été réglés (on a testé sur une dizaine de sites, sans souci, mais certains affirment toujours rencontrer des difficultés)
  • Chrome propose davantage de réglages sur la sécurité et la vie privée... Il pourrait être plus généreux malgré tout.
En revanche:

Un changement plus marketing que technologique

Chrome 1.0 est-il foncièrement différent de la dernière mise à jour de la beta? Assurément pas. Mais passer au 1.0 envoie un message: «On est prêt.» Prêt pour passer des accords commerciaux avec les fabricants de PC (Dell, HP, Gateway...), comme Google l’a évoqué fin novembre (ce que Mozilla n’a pas les moyens financiers de faire pour Firefox). En clair, dans un mouvement tout droit sorti du playbook de Microsoft, proposer Chrome préinstallé sur une machine.

En effet, les constructeurs optimisent (ou alourdissent, c’est selon) Windows avec quelques touches persos. Et selon un expert de la concurrence cité par le Times, rien ne les empêche de mettre Chrome. Pour l’heure, et surtout parce qu’il est préinstallé sur Windows, Internet Explorer pèse pour 70% des navigateurs, contre 20% à Firefox (et 1% pour Chrome). Si Google met le maquet, ça pourrait bien changer.

Faut-il adopter les tactiques de Microsoft pour mieux le concurrencer? Exprimez-vous dans les commentaires ci-dessous.