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L’inventeur du Segway veut produire des organes, face à la pénurie

Après le Segway, son inventeur veut produire des organes pour contrer la pénurie

INNOVATIONL’ingénieur imagine pouvoir sortir de son usine-laboratoire « un organe ou un morceau d’organe » grâce à un procédé de production de masse
20 Minutes avec agence

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Dean Kamen, le créateur du Segway, est actuellement en train de développer un projet qui permettrait à terme de produire des organes humains. L’immense laboratoire imaginé par l’ingénieur pourrait notamment fournir des organes utilisables pour des greffes. Le but de l’inventeur est d’être prêt à passer à l’étape de fabrication à grande échelle lorsque les autorités sanitaires américaines donneront leur aval au procédé qu’il a mis au point, relate Gizmodo, qui s’appuie sur une publication de OneZero.

Les usines produisant des foies et des cœurs sur des chaînes d’assemblage, similaires à celles d’où sortent les smartphones, ne sont cependant pas pour demain. Pourtant, l’homme d’affaires de 69 ans pense depuis longtemps à un tel objectif. Celui-ci, ainsi que les 800 chercheurs de sa société DEKA Research & Development sont à l’origine de plusieurs innovations dans le domaine de la santé, dont diverses pompes et stents, ainsi qu’un bras robotisé pour les patients amputés.

Un organe serait fabriqué d’ici dix ans

L’entreprise a remporté en 2016 un appel d’offres de 80 millions de dollars (71 millions d’euros) lancé par le ministère de la Défense des Etats-Unis pour la création d’un système de création d’organes et de tissus à la demande. L’innovation devait bénéficier aux soldats blessés mais aussi aux dizaines de milliers d’Américains en attente d’une transplantation d’organes, dans un contexte où ces derniers manquent.

Pour ces recherches, Dean Kamen a fondé un consortium réunissant près de 170 institutions et il a réuni un budget total de 300 millions de dollars (267 millions d’euros). L’ingénieur estime maintenant pouvoir sortir de son laboratoire « un organe ou un morceau d’organe » dans les dix ans à venir. « Il doit bien y avoir un moyen de fabriquer [des tissus vivants] de haute qualité, en grande quantité et à un coût accessible à la population américaine dont les besoins sont urgents lorsqu’un organe les lâche ».