L'autoradio cherche la sortie du tunnel

Christophe Séfrin - ©2008 20 minutes

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Moroses, les fabricants d'autoradios. Comme beaucoup de secteurs de l'électronique grand public, leur petite entreprise connaît bien la crise. « Le marché va chuter de 20 % cette année. C'est un quart du chiffre d'affaires des constructeurs qui s'envole », confirme Julien Jolivet, directeur de clientèle à l'institut GfK. Paradoxe, avec des ventes frôlant 1,4 million d'autoradios cette année, le secteur de « l'after market », soit le marché des autoradios de remplacement, est concurrencé par les appareils de première monte, souvent sortis des mêmes usines. Pas moins de cent marques y sont recensées. Dominé par Sony et JVC, on y retrouve aussi Pioneer, Alpine ou Kenwood dans un mouchoir de poche, puis Clarion ou encore Blaupunkt, tous rivalisant d'innovations.

« L'after market a toujours une longueur technologique d'avance », indique Julien Jolivet. Et de 89 euros à 1 500 euros environ l'autoradio, il y a le choix. « Après les appareils lisant les CD MP3, on constate une orientation forte vers les modèles à valeur ajoutée : prise USB, connexion iPod... », précise Olivier Morel, directeur des ventes grand public chez Kenwood France. Moyennant 200 euros, on peut aussi s'offrir un autoradio Bluetooth, comme le Parrot RK8200 qui fait office de kit mains-libres.

Autre évolution de taille, avec la mutation progressive du lecteur CD vers le lecteur DVD et ce, même sur les basiques modèles 1 DIN, comme le superbe JVC KDAVX et son écran sensitif (env. 549 euros). Et si le budget le permet, le GPS, la compatibilité TNT et l'écran motorisé peuvent être embarqués en plus de la musique et de la vidéo. Avec 45 millions de voitures roulant en France, le potentiel est énorme. Mais d'après les experts, l'avenir de l'autoradio devra se jouer en harmonie avec le monde de la musique numérique et de la téléphonie mobile.