«Les casseroles sont cuites, je répète, les casseroles sont cuites !»... #RadioLondres fait son retour sur Twitter

EUROPEENNES Le hashtag, popularisé en 2012 lors du second tour de la présidentielle, a donné lieu ce dimanche à des tweets tous plus inventifs et drôles les uns que les autres

H. B.

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Illustration d'un vote et d'une urne pour des élections.
Illustration d'un vote et d'une urne pour des élections. — parmohamed Hassan/Pixabay

« Les casseroles sont cuites, je répète, les casseroles sont cuites ! » Depuis l’ouverture des bureaux de vote ce matin, de nombreux messages « codés » référencés avec le mot-clé #RadioLondres ont fleuri un peu partout sur les réseaux sociaux. Le hashtag s’est même classé ce dimanche peu avant midi dans le top 3 des trending topics sur Twitter, alors que les bureaux de vote n’étaient ouverts que depuis 8h du matin.

Popularisé en 2012 lors du second tour de l’élection présidentielle, le mot-clé #RadioLondres a été créé dans le but de diffuser les premières estimations du vote et ainsi permettre aux internautes de communiquer entre eux, afin de contourner la loi en France qui interdit de publier et de diffuser un sondage avant la fermeture du dernier bureau de vote sur le territoire métropolitain (soit 20 heures). Un clin d’œil aux messages codés transmis par la station du même nom lors de la Seconde Guerre mondiale.

« La surprise est au fond de la boîte. Je répète, la surprise est au fond de la boîte »

A défaut de pouvoir donner des tendances de vote et des informations sur le scrutin, de nombreux internautes se sont emparés du hashtag en tweetant des messages « codés » sous forme d’expressions sibyllines et absurdes. « Les castors se cassent les dents. Je répète, les castors se cassent les dents », « La surprise est au fond de la boîte. Je répète, la surprise est au fond de la boîte » ou encore « Le petit piaf est mort. Je répète, le petit piaf est mort », ont écrit certains twittos.

Jusqu’à 3.750 euros d’amende

Les internautes qui seraient tentés d’essayer de diffuser des informations avant l’heure, glanés sur la presse étrangère [notamment en Suisse ou en Belgique] ou sur les réseaux sociaux, en se fiant à des sondages dits « secrets », risquent gros.

L’article 49 du Code électoral énonce qu’il est « interdit de diffuser ou de faire diffuser par tout moyen de communication au public par voie électronique tout message ayant le caractère de propagande électorale » avant la fermeture des bureaux de vote. Cela couvre donc tous les échanges publics en ligne et sur les réseaux sociaux. Un internaute peut ainsi être exposé à une amende conséquente de 3.750 euros si sa responsabilité est établie dans la violation des règles sur la propagande électorale.