William Baldé: un tube de l'été mais un site piraté
INTERNET•Depuis quelques jours, le site officiel du chanteur est l’otage d’une mutinerie du webmaster...Vincent Glad
Qu’est ce qui se passe quand on ne paye pas son webmaster? Il faut poser la question à William Baldé, chanteur de l’inoubliable tube de l’été «Un rayon de soleil» et de ces quelques vers devenus un must dans les cours de récrés: «Un matin suspendu/Aux fleurs de ton jardin/Ma main sur ton ptit cul/Cherche le chemin».
Depuis quelques jours, le site officiel du chanteur est l’otage d’une mutinerie du webmaster. Le site est indisponible. Juste un message, sur fond noir: «je n'ai toujours pas été payé pour les deux ans de travaux effectués sur ce site», râle le webmaster du site, Frantz Herreman.
«Depuis quand un label fait des sites gratuits»
Dans une prose célinienne – enfin tout du moins avec une abondance de points de suspension – le prestataire livre ses états d’âme aux fans de William Baldé: «Pendant un long moment, c'était... je te paierai quand tu passeras par Paris. Après, c'est devenu... Attends que je signe... Après, c'est devenu... Attends que mon album sorte... Puis, après que j'insiste un peu, ça s'est transformé en... "Si tu veux pas le faire, ils peuvent le faire faire gratuit ici à la Warner (genre... depuis quand un label fait des sites gratuits)..»
Pour ceux qui visitaient une île déserte ou participaient à une émission de télé-réalité cet été, voici un petit rappel en clip. William Baldé, c'est ça.
Du côté de chez Warner, on précise qu'il ne s'agit que d'un «malentendu»: «C'est un ami de William Baldé qui s'occupait amicalement du site depuis deux ans. Et subitement il a demandé de l'argent. On est en train de régler le problème».
Une histoire classique au pays du Web. Les webmasters ont le pouvoir infini de détenir les codes d’administration des sites Internet. Le journal «Marianne» s’était fait piéger en septembre 2007. Les internautes avaient eu la mauvaise surprise de tomber sur une publicité «Vite des seins plus gros» à la place du site du magazine. La raison? Un conflit avec l’administrateur du site qui, de rage, avait revendu le nom de domaine en douce.



















