Des influenceuses blanches se font passer… pour noires sur Instagram

INSTAGRAM Plusieurs internautes ont démarré une véritable « chasse à l’homme » sur les réseaux sociaux dans le but de démasquer les influenceuses dont le bronzage laisse perplexe…

H. B.

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La Suédoise Emma Hallberg fait partie des influenceuses a avoir été épinglée pour «niggerfishing».
La Suédoise Emma Hallberg fait partie des influenceuses a avoir été épinglée pour «niggerfishing». — Capture d'écran Twitter

Le « niggerfishing » se développe sur les réseaux sociaux. Cette pratique, qui consiste à repérer les personnes « blanches » qui se font passer pour des « noires », a été mise en en lumière cette semaine  sur Instagram. C’est une internaute, @yeahboutella, scandalisée d’apprendre que l’influenceuse suédoise Emma Hallberg était en réalité blanche malgré l’apparence noire de sa peau, qui a mis ce problème en exergue sur Twitter.

Interrogée par une autre internaute, @fratis_first, Emma Hallberg a simplement répondu qu’elle « bronzait rapidement ». Peu convaincus, plusieurs internautes ont alors démarré une véritable « chasse à l’homme » sur les réseaux sociaux dans le but de démasquer les influenceuses dont le bronzage laisse perplexe.

Une pratique répandue sur Instagram

Emma Hallberg, mannequin de 19 ans qui comptabilise pas moins de 178.000 abonnés sur Instagram, a en fait décidé d’adopter une apparence plus ethnique sur les réseaux sociaux, en fonçant sa peau et en changeant son style capillaire. Elle n’est malheureusement pas la seule à jouer du fond de teint plus foncé pour changer sa couleur d’origine.

La journaliste et militante afro-américaine Wanna Thompson a encouragé les utilisateurs de la plateforme à répertorier toutes les attitudes similaires observées sur les réseaux sociaux. Les différents cas sont recensés au sein d’un thread Twitter visant à dénoncer ces comportements.

Au total, une vingtaine de femmes ont été pointées du doigt sur les réseaux sociaux.

« Elles utilisent des codes aujourd’hui tendance sur les réseaux (nattes collées, lèvres pulpeuses, références à la culture hip-hop…), mais sans avoir à subir les discriminations qu’expérimentent les non-blanches au quotidien », a notamment dénoncé sur Twitter la militante afro-américaine Wanna Thompson.

D’autres influenceuses préfèrent quant à elles se faire passer pour des femmes asiatiques ou faire croire à de possibles origines latino-américaines…