Pour lutter contre le piratage de contenus, Google s'attaque aux boîtiers multimédias

DROIT D'AUTEUR Google a retiré de son comparateur de prix Google Shopping les boîtiers suspects...

20 Minutes avec AFP

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Un boîtier connecté Chromecast présenté à San Francisco (image d'illustration).
Un boîtier connecté Chromecast présenté à San Francisco (image d'illustration). — JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

De « nouvelles formes de piratage » ont fait leur apparition, a prévenu Google dans un rapport vantant ses moyens de lutte contre les violations de droits d’auteur sur internet. Le géant du numérique constate en revanche qu’il est efficace de couper les vivres aux sites proposant des chansons ou des films piratés.

AppleTV, Chromecast, Roku… Ces boîtiers multimédias connaissent un grand succès depuis plusieurs années. Ils permettent d’accéder à différentes chaînes sans passer par un bouquet câble ou satellite et en ne payant que l’accès aux contenus choisis. Mais certains modèles personnalisables, notamment ceux qui utilisent le logiciel Kodi, sont connus pour être des portes d’entrée vers des contenus piratés grâce à l’ajout de mini-logiciels illégaux.

Des contenus qui enfreignent le droit d’auteur

Si les boîtiers Kodi eux-mêmes sont légaux, « les pirates ont créé des "adds-ons". Ces modules ajoutés à un logiciel pour le modifier permettent aux boîtiers Kodi d’accéder à des contenus qui enfreignent le droit d’auteur », explique Google. « Combattre le streaming illégal via des décodeurs multimédias en "open-source" [dont on peut modifier librement le logiciel], comme les boîtiers Kodi illustre le défi et l’importance qu’il y a à aborder la lutte anti-piratage de façon équilibrée », poursuit Google.

Le groupe a donc retiré de son comparateur de prix Google Shopping les boîtiers vendus avec des « adds-ons » suspects pré-installés, ainsi que les applications proposant ces « add-ons » de sa boutique d’applications Play Store. Selon le groupe, c’est grâce à « des alternatives légales plus nombreuses et de meilleure qualité » et « à des outils plus efficaces de lutte » que le piratage décline et que les dépenses pour accéder aux contenus légaux augmentent.