En six ans, 259 personnes sont mortes en prenant un selfie

PHOTO La très grande majorité des victimes avait entre 22 et 23 ans, et plus de 72 % étaient des hommes…

H. B.

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Les selfies font plus de morts que les requins dans le monde.
Les selfies font plus de morts que les requins dans le monde. — Pixabay

Les selfies font plus de morts que les requins dans le monde ! C’est le triste constat des chercheurs de l’Institut de science médicale basé en Inde qui ont comptabilisé dans une étude le nombre de personnes décédées dans le monde en voulant prendre un selfie. Entre octobre 2011 et novembre 2017, 259 personnes sont mortes en voulant se prendre elles-mêmes en photo, note cette enquête publiée dans le Journal of Family Medicine and Primary Care.

Ces chercheurs indiens sont parvenus à ce chiffre en compilant des données de la presse mondiale. Ils y ont recherché des mot-clés : « mort par selfie » ou encore « accident de selfie ». « Comme les selfies ne sont jamais indiqués comme cause de mort dans les bases de données officielles, les scientifiques pensent même sous-estimer le nombre de morts », précise Slate.

Surtout des jeunes hommes

Selon cette enquête, trois personnes sont mortes en faisant un selfie en 2011, deux en 2013, 13 en 2014, 50 en 2015, 98 en 2016 et 93 en 2017. La très grande majorité des victimes avait entre 22 et 23 ans. Et plus de 72 % étaient des hommes, qui prennent plus de risques pour prendre un selfie, note l’étude.

Les pays les plus touchés par les « selfies de la mort » sont l’Inde, qui occupe la première place, suivie par la Russie, les Etats-Unis et le Pakistan.  L’Inde comptabilise à elle seule 50 % des décès, sûrement à cause de la jeunesse de sa population, estiment les scientifiques.

Mettre en place des « no-selfies zones » dans les endroits à risques

Dans les conclusions de cette étude, les chercheurs préconisent donc de mettre en place des « no-selfies zones » dans les endroits à risques. Par exemple au sommet des falaises, près de la mer ou en haut d’immeubles.

« Les selfies ne sont pas nocifs en soi, ce sont les comportements humains qui les accompagnent qui sont dangereux », conclut l’étude.