Etats-Unis: Une vidéo montre des dirigeants de Google regretter l'élection de Donald Trump

DECUS Sergueï Brin, cofondateur de Google, dit avoir vécu une «élection profondément blessante»...

20 Minutes avec AFP

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Serguei Brin, co-fondateur de Google, en 2012.
Serguei Brin, co-fondateur de Google, en 2012. — JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

La vidéo date du jour où Donald Trump a été élu. Diffusée par le site Breitbart, proche de Donald Trump, cette séquence montre plusieurs dirigeants de Google, ainsi que des employés, regretter amèrement l’élection du républicain Donald Trump en 2016.

Sur cette vidéo de plus d’une heure, on peut lire sur un écran géant au-dessus d’une estrade l’acronyme TGIF (« Thank God it’s Friday », terme qui désigne les réunions hebdomadaires entre direction et salariés chez Google) ainsi que « novembre 2016 », mois qui a vu l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche.

Au bord des larmes

On peut y voir Sergueï Brin, cofondateur de Google et actuel président de sa maison mère Alphabet, dire au micro : « Je sais que ce n’est probablement pas le plus joyeux "TGIF" que nous ayons eu ». « Beaucoup de gens ici sont pas mal contrariés et tristes à cause de l’élection », poursuit-il, le visage fermé. Et de poursuivre : « Je trouve cette élection profondément blessante » et elle est « contraire à beaucoup de valeurs » de Google.

A plusieurs autres reprises, Sergueï Brin et d’autres responsables mais aussi des salariés expriment leur profonde déception, dont la directrice financière Ruth Porat, au bord des larmes.

Google accusé de faire taire les conservateurs

Eileen Naughton, responsable des ressources humaines, assure notamment que le groupe sera vigilant sur les questions d’immigration mais appelle aussi à la « tolérance » entre employés en interne, précisant que certains salariés conservateurs ont pu se sentir mal à l’aise.

Cette publication intervient au moment où le président Trump et des parlementaires républicains accusent Google, Facebook ou Twitter de museler les voix conservatrices sur leur réseau et de favoriser les opinions progressistes. Donald Trump a même accusé Google de truquer ses résultats de recherche. « Rien de ce qui a été dit lors de cette réunion, ni dans aucune autre, ne laisse penser que le moindre biais politique influence la façon dont nous concevons ou gérons nos produits », a réagi Google dans un e-mail à l’AFP, évoquant des « opinions personnelles ».

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