Facebook tente de percer la «grande muraille électronique» de Chine

HIGH-TECH Le réseau social, bloqué depuis 2009 dans l’Empire du Milieu, vient d’y créer une filiale…

M.C.

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Mark Zuckerberg à la Muraille de Chine, le 18 mars 2016.
Mark Zuckerberg à la Muraille de Chine, le 18 mars 2016. — EPN/Newscom/NEWSCOM/SIPA

Bloqué par la porte, Facebook tente de revenir en Chine par la fenêtre. Le réseau social, inaccessible dans l’Empire du Milieu depuis 2009 dans le cadre de la « grande muraille électronique » de Pékin pour contrôler le contenu en ligne, vient de créer une filiale en Chine continentale, dédiée notamment au développement de réseaux informatiques.

La société, nommée Lianshu Science & Technology (Hangzhou) – Lianshu étant une traduction littérale de « face » et « book » en mandarin – a été créée le 18 juillet et est dotée d’un capital social de 30 millions de dollars, selon la base de données des entreprises en Chine. « Nous souhaitons mettre en place un hub d’innovation pour soutenir les start-up, les développeurs et les innovateurs chinois », a déclaré à l’agence Reuters un porte-parole de Facebook.

Opération séduction

L’apparition de cette nouvelle société marque une nouvelle tentative de Mark Zuckerberg de remettre un pied dans le marché prometteur mais jalousement gardé de la Chine continentale. Le médiatique président de Facebook, qui parle couramment le mandarin, a effectué plusieurs visites à Pékin, allant jusqu’à faire son jogging sur la place Tien’anmen au milieu d’un épais rideau de smog.

L’opération séduction a cependant eu, jusqu’ici, un succès limité : lors d’un dîner à la Maison Blanche en 2015, « Zuck » aurait demandé en mandarin au président chinois Xi Jinping de donner un prénom à sa fille, ce que le dirigeant aurait refusé. Facebook, lui, reste toujours bloqué dans le pays.