Un étudiant a été refusé par une école de journalisme à cause de son handicap

MALAISE L’ESJ Paris a expliqué au jeune homme que ses locaux n’étaient pas adaptés, avant d’assurer «réfléchir à une solution» devant la polémique…

O. P.

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Les problématiques liées au handicap n'ont pas eu de visibilité dans le débat présidentiel.
Les problématiques liées au handicap n'ont pas eu de visibilité dans le débat présidentiel. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Un jeune homme « brillant », explique Thierry Rousset. Dans un tweet écrit dans la nuit de jeudi à vendredi, ce père a exposé le désagrément rencontré par son fils de 22 ans, qui souhaite intégrer une école de journalisme pour se spécialiser dans le journalisme sportif.

« Il est incollable sur la NBA, les JO, il connaît aussi très bien la boxe, il est bilingue… bref, je ne dis pas ça parce que c’est mon fils, mais il est brillant », présente-t-il, avant de donner la raison de la polémique : « Ah oui, j’ai oublié de préciser qu’il a un handicap moteur qui l’oblige à se déplacer avec des béquilles ou en fauteuil roulant. »

Le père a dit avoir «trouvé une solution»

Car l’établissement dans lequel il voulait entrer - l’Ecole supérieure de journalisme de Paris -, et pour laquelle il a passé un entretien téléphonique, lui a indiqué par mail que malgré une « candidature qui a retenu [leur] attention », son dossier ne serait pas retenu. Motif invoqué : « Les locaux de l’école comportent de nombreux escaliers, y compris l’accès de la rue, cela risque d’être très compliqué et difficile pour vous. »

Devant le mauvais buzz engendré (presque 9.000 retweets et likes sur Twitter), L’Obs a contacté l’ESJ Paris, qui a indiqué « réfléchir à une solution », que « sa candidature est excellente, nous allons faire le maximum pour l’intégrer dans notre établissement » et « voir si nous pourrions lui aménager des cours à distance. » Finalement, dans l’après-midi, Thierry Rousset a tweeté avoir « trouvé une solution », en remerciant les internautes d’avoir partagé son message.