Google: Les publicités pour les produits financiers spéculatifs dans le viseur

INTERNET Au total, Google a bloqué l’an dernier 3,2 milliards de publicités qui violaient ses règles…

20 Minutes avec agences

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Illustration Google
Illustration Google — Kim Jin-a/AP/SIPA

Google passe à l’attaque. Le géant internet américain va mener bataille cette année contre les publicités pour les produits financiers spéculatifs, liés notamment à l’engouement pour le bitcoin.

Le groupe l’a annoncé ce mercredi en présentant le bilan 2017 de ses efforts sur le contrôle des publicités.

3.2 milliards de pubs bloquées

Google a ainsi bloqué l’an dernier 3,2 milliards de publicités qui violaient ses règles, soit plus de 100 « mauvaises publicités » par seconde, selon un bilan publié sur son blog. Pus de 700 millions avaient déjà été retirées en 2015 et 1,7 milliard en 2016, ce qui montre une intensification des efforts du groupe pour rassurer les annonceurs et les pouvoirs publics qui réclament une plus grande régulation des plateformes numériques.

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« Nous voulons faire en sorte que les publicités Google et que l’écosystème publicitaire soit sûrs et efficaces pour les gens, les annonceurs et les éditeurs », a expliqué au cours d’une conférence vidéo Jessica Stansfield, en charge des contrôles sur les publicités pour Google Europe Afrique et Moyen Orient.

Un effort sur les produits financiers risqués

Après avoir banni en 2016 les publicités pour les prêts usuraires, Google va intensifier en 2018 ses efforts contre les produits financiers non régulés ou trop complexes. Cela concernera aussi d’autres produits financiers risqués, comme les options binaires, les contrats de différences (CFD) ou des places de marchés permettant de spéculer sur les devises.

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Dans le détail, Google a bloqué l’an dernier 12.000 sites pour avoir copié ou contrefait des contenus d’autres sites. Il a également retiré plus de 130 millions de publicités qui violaient ses règles (pour des sites vendant de faux produits pharmaceutiques, proposant des services mensongers, ou de faux diplômes par exemple) et 79 millions de publicités qui dirigeaient les internautes vers des sites contenant des logiciels malveillants.