Les tweets de Donald Trump vont-ils permettre de sauver des chiots (et des chatons)?

KAMOULOX Dans le but de sauver des animaux en danger, une agence de marketing a créé un robot capable de parier en bourse à partir des tweets du nouveau président des Etats-Unis…

V.V.

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Las Vegas (Etats-Unis), le 3 novembre 2016. Un supporteur de Donald Trump a emmené son chien à un meeting.
Las Vegas (Etats-Unis), le 3 novembre 2016. Un supporteur de Donald Trump a emmené son chien à un meeting. — David Becker / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Elle s’appelle Kaylee. Elle a deux ans, une tache noire sur l’œil droit et elle est très calme. Comme d’autres animaux en danger, cette chatte de New York (Etats-Unis) pourrait bien voir son destin changer grâce à l’arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump.

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L’agence de marketing en ligne T3 assure avoir créé un robot capable de parier en bourse à partir des seuls tweets du nouveau président des Etats-Unis. Elle souhaite reverser les bénéfices à la Société américaine pour la prévention de la cruauté envers les animaux (ASPCA) afin de « sauver des chiots » mais aussi des chatons comme Kaylee.

Le robot analyse chaque mot des tweets

Impossible de savoir s’il s’agit d’un « coup marketing » ou d’une véritable opération financière. Mais l’agence T3 a dévoilé un dispositif qui semble crédible.Partant du principe qu’un simple tweet du nouveau Président est capable de faire dévisser en bourse des sociétés telles que Boeing, Toyota, Lokheed ou encore General Motors, l’agence a conçu un robot qui prend position sur les marchés financiers en « une fraction de seconde ».

Focalisé sur le fil Twitter de Donald Trump, le logiciel décrypte chaque mot du message pour savoir s’il a une tonalité négative ou positive afin de parier sur l’évolution du titre en bourse. « Tout le monde se demandait comment faire avec le caractère imprévisible des tweets de M. Trump », a indiqué Ben Gaddis, le président de T3 à l’Agence France Presse.

Deux opérations gagnantes, une perdante…

S’il reste volontairement discret sur les montants recueillis et reversés à l’ASPCA, Ben Gaddis assure que son robot est déjà entré en action à trois reprises depuis le début du mois de janvier. « Deux des trois tweets ont généré des gains importants et pour le troisième, on a eu une petite perte, mais dans l’ensemble le logiciel s’en est bien tiré… »

Le groupe envisage désormais d’étendre le travail de son robot à d’autres domaines comme le marché des monnaies comme celui du peso mexicain, où les déclarations de Donald Trump ont un impact. Kaylee approuve.

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