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Voiture autonome: Première journée et premier feu rouge grillé pour Uber

VIDEO. Voiture autonome: Première journée de test et deux feux rouges grillés pour Uber

TECHNOLOGIEL'entreprise affirme que les incidents sont dus à «une erreur humaine», sans fournir davantage de précisions...
Philippe Berry

Philippe Berry

Première journée et première grosse polémique pour Uber, qui a décidé de tester ses taxis autonomes à San Francisco sans avoir obtenu de permis des autorités californiennes. Alors que deux de ses véhicules ont grillé des feux rouges, mercredi, l'entreprise rejette la responsabilité sur une «erreur humaine», une formule plutôt vague et ambiguë.

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La vidéo a été capturée par la dashcam d'un taxi de Luxor Cab. Le feu passe au rouge, quand, trois secondes plus tard, un SUV Volvo modifié par Uber, reconnaissable à son gyrophare (un Lidar, qui mesure les distances via un laser), le grille sans même ralentir, juste avant qu'un piéton traverse.

Ailleurs dans la ville, la journaliste Annie Gaus a failli être percutée par un autre véhicule autonome d'Uber. Selon elle, ce dernier a grillé un feu rouge, et elle a publié comme preuve une photo montrant la voiture au milieu de l'intersection.

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Il n'y avait pas de client à bord

«Ces incidents sont dus à des erreurs humaines. C'est pour cette raison que vous voulons rendre les routes plus sûres en construisant des Uber autonomes. Les conducteurs impliqués ont été suspendus pendant la durée de l'enquête», a déclaré l'entreprise au Guardian et à plusieurs médias. Elle a précisé à TechCrunch que ces véhicules «ne faisaient pas partie du programme pilote et ne transportaient pas de client».

Le problème, c'est que «erreur humaine» peut signifier deux choses: qu'un humain conduisait à ce moment-là; où qu'il n'a pas réagi à temps pour reprendre le contrôle alors que la voiture était en mode autonome. Contacté par 20 Minutes, Uber n'a pas clarifié sa déclaration. Annie Gaus affirme cependant que le véhicule est resté «plusieurs secondes» en plein milieu de l'intersection sans faire marche arrière, comme un humain l'aurait sans doute fait. Sur l'autre vidéo, la qualité et l'angle ne permettent pas de voir avec certitude si des mains se trouvaient sur le volant.

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Uber sommé d'obtenir un permis

Après trois mois de tests à Pittsburgh, Uber a démarré son programme test à San Francisco, mercredi. Aléatoirement, les clients UberX peuvent tomber –s'ils l'acceptent– sur un taxi autonome avec deux employés d'Uber à bord, dont un qui peut reprendre le contrôle manuel à tout moment. Selon l'expérience vécue par un journaliste de Bloomberg, cela s'est produit «une douzaine de fois» en trente minutes.

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Sauf que contrairement à une vingtaine d'entreprises comme Google, Mercedes ou Nvidia, Uber n'a pas obtenu de permis auprès des autorités californiennes (DMV). L'entreprise estime qu'elle n'en a pas besoin car «il y a toujours» un humain derrière le volant. La réponse du DMV a été cinglante: «Si Uber n'arrête pas immédiatement ses opérations et n'obtient pas un permis, nous entamerons une procédure légale.» La bataille ne fait que commencer.