The legend of Zelda : Phantom Hourglass
TEST•Link est de retour pour de nouvelles aventures...François De La Toushe & Alexandre Joannou
Ca y est, la princesse Zelda s'est fait enlever sur nintendo DS! Enfin plutôt la pirate Tetra. Car «The Legend of Zelda Phantom Hourglass» est la suite directe de «The Wind Waker», sorti en 2003 sur la Gamecube. Même style graphique cartoonesque (faisant appel à la technique du «cell shading»), mêmes protagonistes et même côté naïf chez notre héro vert.
En quête d'aventure, Link, Tetra et son équipage se lancent à la poursuite d'un mystérieux bateau fantôme... La princesse partie seule à la conquête du navire se fait capturer et Link tombe à l'eau. Echoué sur une plage, il démarre l'aventure avec l'aide d'une fée appelée Ciela et d'un capitaine poltron nommé Linebeck.
Tout se joue de manière tactile
Ce Zelda allie des côtés nostalgiques et modernes à la fois, en proposant des graphismes 3D de toute beauté pour la DS, tout en conservant la jouabilité 2D des précédents opus sur consoles portables. Le gameplay tire parfaitement profit des spécificités de la DS: laissez tomber les boutons et prenez le stylet en main. Tout se joue de manière tactile, le personnage obéissant à l'œil et surtout au doigt. Une touche sur un ennemi et Link le fend d'une attaque, un cercle rapide déclenche une attaque circulaire; votre boomerang suit la trajectoire tracée à l’écran, et la corde de votre arc ne demande qu’à être tendue pour envoyer ses flèches; tracez toutes les indications indispensables directement sur votre carte, et munissez-vous également de souffle pour éteindre de petites flammes ou faire tourner des éoliennes. Seules quelques rares imprécisions entachent cette maniabilité révolutionnaire, notamment pour faire faire des roulades à votre personnage.
La trame du jeu se base sur la présence d'un donjon principal, où la progression se fait par étapes successives débloquées par la réussite des donjons annexes. L'air des salles étant empoisonné, l'utilisation d'un sablier fantôme immunisant contre les effets néfastes du temple est donc obligatoire. Pour ne pas simplifier le tout, des gardes invincibles, les spectres, rôdent dans le temple, ajoutant un côté infiltration au jeu. Le temps d’action de votre sablier est limité, il faudra donc le remplir de sable en terrassant différents boss sur des îles lointaines. Vous passerez donc beaucoup de temps sur votre bateau, traçant votre route au stylet puis tirant au canon sur vos adversaires…
Amusant mais assez vite lassant
Proposant environ 25 heures de jeu, ce qui est plus qu’honnête, le jeu ne représente malheureusement pas de réel challenge, la faute à une difficulté trop peu élevée et à l’absence de réelles quêtes secondaires. On appréciera tout de même le mode multijoueur reprenant le donjon principal, avec d’un côté un joueur cherchant à ramener des morceaux de «triforces» dans son camp, de l'autre un joueur dessinant le trajet des spectres sur sa carte afin d’intercepter l’adversaire. Amusant, mais assez vite lassant.
Au final, cette nouvelle aventure de Link se révèle être un indispensable sur DS, certainement l’un des jeux tirant le mieux partie des spécificités de la console. Reprenant avec succès la recette qui a fait le succès de la saga, et ajoutant quelques nouveautés rafraîchissantes, Nintendo nous livre encore une fois un opus digne de la légende… Vivement le prochain.



















