Euro 2016: Nos 5 conseils ultimes pour vous offrir le téléviseur parfait
ECRAN•Les Bleus sont prêts, mais peut-être pas vous. Disposez-vous du meilleur téléviseur possible pour suivre l’Euro 2016 ? Avant de foncer vous rééquiper, notre check-list des critères techniques à vérifier…Christophe Séfrin
Dernier tour d’échauffement avant le coup d’envoi de l’Euro 2016. Transformé en « fan zone », votre salon risque d’accueillir son lot de supporters enthousiastes. Avoir un bon téléviseur pour regarder les matchs est donc capital. Et en matière de sport, tous les téléviseurs ne se valent pas. Prix et design figurent souvent parmi les critères de choix qui conduisent à opter pour tel ou tel écran. Mais certains détails peuvent faire la différence pour ne rien rater du spectacle au moment des tirs au but. Envie de privilégier une tribune VIP ? Petite séance de coaching…
La taille de l’écran : 50 pouces pour la jouer offensif
C’est mécanique. Au moment de renouveler son téléviseur, on est tenté de s’en offrir un plus grand. Et l’on a raison. « La grande taille permet de mieux s’immerger dans l’action et d’être plus sensible aux émotions du jeu », recommande Aurélie Devallet, directeur marketing de la division de produits bruns et photo chez Panasonic France. « En général, quand on s’achète un écran à la veille d’une grande compétition, c’est pour en profiter avec des amis, on a tendance à partir sur une grande taille d’écran », confirme Jérôme Neiss, chef de groupe télé audio vidéo chez Samsung France. A partir de 48 ou 50 pouces, la diagonale permet de s’éclater la rétine.
Si Grobill annonce qu'il s'est vendu deux millions de téléviseurs au cours du 1er trimestre 2016 (+400%), et si rien que la semaine 23 (du 23 au 28 mai), lors du lancement des opérations « foot », les ventes de téléviseurs ont bondi de 83 %, selon Panasonic, les catalogues des grandes surfaces et des magasins spécialisés confirment l’offensive actuelle sur le terrain des écrans XXL.
Relevons quelques bonnes affaires parmi d’autres : un Thomson d’entrée de gamme de 48 pouces à 397 euros sur le site de Conforama (mais on l'a vu aussi ailleurs). Ou Samsung, qui propose des offres de remboursements de 20 % sur ses derniers modèles jusqu’au 21 juin.
Attention, c’est aussi sur la ligne des 50 pouces que va se jouer le choix entre un téléviseur Full HD et un téléviseur UHD (ou 4K) ! Avantage à la résolution 3840 x 2160 pixels (contre 1920 x 1080 pour la Full HD) : « un écran 4K permet de se placer deux fois plus près du téléviseur », rappelle Patrick Moncet, chef produit TV chez Sony France. Ou, à la même distance, d’installer un écran deux fois plus grand.
La résolution : la 4K avec le Mondial 2018 dans la lucarne
Seul huit matches de l’Euro 2016 seront diffusés par Orange en 4K à l’attention de ses abonnés fibre équipés de la nouvelle Livebox. Autant dire qu’il y aura bien plus de déçus que d’élus. Investir aujourd’hui dans un téléviseur 4K, alors qu’à part sur Netflix et YouTube les contenus UHD sont encore confinés sur le banc de touche a-t-il un sens ? « Oui », répondent dans une ola générale les constructeurs. « Ce qui va faire pencher un achat vers la 4K, c’est que ça se démocratise. 12 % des ventes de téléviseurs en 2015 étaient des téléviseurs 4K. Les sources arrivent aussi. Certes, c’est encore un peu tôt pour le sport, mais il y aura sans doute des diffusions expérimentales en 4K durant Le Tour de France. Pour les Jeux Olympiques, on ne sait pas encore », reconnaît Patrick Moncet chez Sony.
« Il peut y avoir débat sur la 4K, mais c’est un achat raisonné puisque l’on ne remplacera pas son téléviseur avant 7 ou 8 ans. Et tout pousse à croire que la prochaine Coupe du Monde, dans 2 ans, sera diffusée en 4K nativement », estime pour sa part François Caroff, directeur marketing Philips TV. Des arguments qui se tiennent. D’autant que tous les téléviseurs 4K intègrent un système d’upscalling qui transforme les images Full HD en images 4K. Rien à voir avec de la 4K native cependant, mais les résultats peuvent être flatteurs. « Sur un téléviseur Full HD on va davantage avoir un effet de grille en voyant les pixels. Pas sur un modèle 4K, où il y a quatre fois plus de pixels dans l’écran », rappelle Aurélie Devallet chez Panasonic. Reste que les marques oublient de préciser que c’est actuellement sur les téléviseurs 4K qu’elles peuvent encore assoir des marges correctes. Et qu’accessoirement, elles zappent pour la plupart la Full HD à partir de 50 pouces pour ne plus proposer que des téléviseurs de grande taille en 4K…
La gestion des mouvements : le 100 Hz pour contrôler le ballon
Les informations légales qui défilent en bas de l’écran lors d’une publicité à la mi-temps, et que l’on n’arrive pas à lire faute de netteté ; le ballon qui est un peu flou au moment du penalty ? La faute de l’entraîneur ? Non ! Celle de la gestion de mouvement. « Ce qui est important, c’est la fluidité d’image et le maintien de la définition sur les mouvements. Il faut éviter les effets de rémanence qui se manifestent par exemple par une image fantôme à l’arrière du ballon », conseille François Caroff chez Philips TV.
Pour éviter cela, un téléviseur avec une dalle native de 100 Hz est à préconiser. Lesté d’un bon traitement d’image en plus, il évitera les déconvenues rencontrées avec les dalles de 50 Hz, de moins bonne qualité. Problème : cette donnée technique n’est pas toujours simple à identifier sur la fiche produit d’un téléviseur, certaines marques préférant communiquer sur un taux de rafraîchissement maison plus flatteur. Celui-ci associe la fréquence de la dalle, le traitement d’image et la nature du rétroéclairage. « On n’a pas vraiment de mesures communes entre les marques », concède Aurélie Devallet chez Panasonic. Petit tuyau : un téléviseur compatible 3D a toutes les chances d’être construit autour d’une dalle 100 Hz. On pose ça là…
Le contraste : le HDR pour la vision du jeu
Réservé aux seules TV 4K, le High Dynamic Range (ou HDR) permet au téléviseur de travailler sur une palette de couleurs élargie. « Un écran non HDR peut gérer des couleurs jusqu’à 350 nits. Un HDR pourra atteindre 1000 nits », précise Aurélie Devallet à propos de la luminosité des écrans. Concrètement, cela signifie que le téléviseur offrira beaucoup plus de détails dans les zones sombres d’une image, et une luminosité plus intense. Bémol : pour fonctionner, le HDR a besoin d’une source HDR. Ce qui est le cas des… UHD Blu-ray, mais certainement pas des rares matches de l’Euro diffusés en 4K… « Nous n’avons pas de source HDR en télévision, mais grâce au traitement d’image associé, on va obtenir une luminosité maximale pour avoir un effet de profondeur intéressant », note François Caroff.
Le débriefe : pour finir champion!
On résume avant de passer à l’action. Si vous souhaitez remplacer votre téléviseur principal à l’occasion de l’Euro, optez pour un grand écran d’environ 50 pouces qui ne vous imposera pas de reconfigurer votre salon. Eventuellement, choisissez un modèle 4K HDR en vous disant que c’est un investissement sur l’avenir. Surtout, optez pour une dalle native de 100 Hz garante d’images parfaitement nettes. On notera sur les smart TV Samsung un mode « Sport » qui optimise la qualité de l’image et du son lorsqu’activé.
Si l’on branche une clé USB sur ces téléviseurs, on peut même profiter d’un contrôle sur le direct avec zoom dans l’image, mais aussi lancer un petit résumé à la fin du match : le téléviseur identifie les « emballements » du public, les isole et les restitue ensuite. Si, si. Chez Philips, le rétroéclairage Ambilight inondera l’arrière de l’écran de halos verts offrant une immersion accrue. Le constructeur lance même une application pour l’Euro.
Sous iOS ou Android, Ambilight TV App permet de prendre la main depuis son smartphone sur le rétroéclairage arrière de son téléviseur Ambilight et d’afficher les couleurs du drapeau de son équipe, animer une action en touchant les boutons associés… Gros kiffe dans la lucarne !


















