Le plan de la dernière chance pour Yahoo
WEB•Le groupe Internet va supprimer 15% de ses effectifs et vendre des actifs...20 Minutes avec AFP
Yahoo va mal. Le groupe Internet américain va supprimer 15% de ses effectifs, fermer certaines activités et explorer "des alternatives stratégiques", y compris des cessions d'actifs, dans le cadre d'un plan de restructuration annoncé mardi pour tenter de se relancer. Les coupes représenteraient entre 1.500 et 1.700 postes.
Globalement, le groupe dit vouloir concentrer ses produits grands publics sur trois grandes plateformes –Yahoo Search, Yahoo Mail et Tumblr– et sur quatre grands thèmes –l'actualité, le sport, la finance et le lifestyle– en mettant la priorité sur des marchés en croissance comme les Etats-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, l'Allemagne, Hong Kong et Taiwan.
Yahoo dit en particulier avoir l'intention de fermer ses bureaux à Dubai, Mexico, Buenos Aires, Madrid et Milan. Il va arrêter des activités, consolidant notamment certains de ses magazines en ligne et en arrêtant d'autres. Il dit aussi avoir commencé à explorer les possibilités de cessions d'actifs non stratégiques et immobiliers.
Réaliser 400 millions d'économie
Toutes ces mesures sont censées permettre de réduire les coûts d'exploitation de plus de 400 millions de dollars d'ici la fin de l'année, d'améliorer la rentabilité et d'enfin relancer la croissance du groupe, en panne depuis des années.
C'est un peu l'opération de la dernière chance pour la patronne Marissa Mayer, arrivée aux commandes à l'été 2012 avec la mission de redonner son lustre d'antan à l'ex-fleuron d'internet. Les résultats se font toutefois toujours attendre.
Yahoo affiche un chiffre d'affaires en hausse de 7,6% à presque 5 milliards de dollars sur l'ensemble de l'année dernière mais une fois déduits les revenus reversés à des partenaires, il est en recul.
Le groupe est en outre lourdement tombé dans le rouge, avec une perte nette de 4,4 milliards de dollars sur l'ensemble de l'année 2015 contre un bénéfice de 7,5 milliards en 2014. La perte est due presque en intégralité à une charge pour dépréciation d'actifs.



















