«Flash Avocat»: Cette application qui promet de faire sauter les PV

SOCIETE Il en coûtera 20 euros pour annuler une amende pour stationnement gênant justifiant l'intervention de la fourrière... 

20 Minutes avec agence

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Une contravention sur le pare-brise d'une voiture.
Une contravention sur le pare-brise d'une voiture. — F. ELSNER / 20 MINUTES

Le principe est simple. Vous envoyez une photo de votre contravention et un spécialiste vous répond sur les chances de la voir annulée. Lancée par Yohan Dehan et Allan Schinazi, l’appli « Flash Avocat » simplifie la relation entre l’automobiliste sanctionné et le conseil juridique. Les deux hommes estiment qu’ils peuvent obtenir gain de cause dans 80 à 90 % des cas.

La raison de ce succès quasiment garanti : « L’automatisation des procédures avec les PV numériques » qui auraient encore facilité les contestations « car les boîtiers électroniques de la police ne délivrent pas toujours des contraventions conformes à la réglementation », précise Yohan Dehan, l’avocat de 27 ans interrogé par Le Point.

85 euros pour toutes infractions au Code de la route

Combien coûte l’utilisation de « Flash Avocat » ? Pour un stationnement gênant justifiant l’intervention de la fourrière, il en coûtera 20 euros pour annuler l’amende. 85 euros pour toutes les autres infractions au Code de la route, précise Le Point. « La représentation éventuelle des clients devant les tribunaux de police » a évidemment un surcoût, allant de 300 à 1.000 euros.

Gage de leur réussite, les deux hommes ont une certaine expérience de la défense de l’automobiliste. Le duo s’était fait connaître avec StopPV. com. Mais n’ayant pas leur diplôme d’avocat à l’époque, ils avaient dû fermer leur site attaqué en justice par un cabinet spécialisé dans le droit routier.

Un « gadget marketing (…) contraire au règlement intérieur des avocats »

Le virage du numérique pris par Yohan Dehan et Allan Schinazi (n’a toujours pas son diplôme et devrait prêter serment début 2016) avec leur application ne semble pas faire peur aux ténors de la contestation de PV.

Le cabinet Dufour ne voit là qu’un « gadget marketing (…) contraire au règlement intérieur des avocats ». « Ce qui vaudra très prochainement à monsieur Dehan un nouveau procès » précise dans un droit de réponse sur Le Point, le cabinet qui avait déjà fait fermer StopPV. com. De son côté, Yohan Dehan assure avoir obtenu l’aval de l’Ordre des avocats.