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Survols de sites sensibles: La nouvelle riposte anti-drone qui intéresse l’Etat

Survols de sites sensibles: La nouvelle riposte anti-drone qui intéresse l’Etat

DEFENSELe groupe de robotique ECA a dévoilé un système qui «a d’ores et déjà été évalué par les autorités»…
Nicolas Bégasse

Nicolas Bégasse

L’affaire était en train de devenir plus humiliante que frustrante: depuis plusieurs mois et jusqu’à il y a quelques semaines, des drones ont survolé à de nombreuses reprises des sites nucléaires français et la ville de Paris, en toute illégalité, mais aussi en toute impunité: les autorités n’ont pas été en mesure de mettre la main sur les pilotes des appareils.

La donne pourrait changer: une technologie anti-survols illicites a été dévoilée cette semaine par le groupe de robotique français ECA, novatrice en ce qu’elle ne vise pas le drone lui-même, mais son pilote. Le principe est double: quand un appareil survolant une zone sensible est détecté, un drone décolle et capte les signaux transmis entre l’appareil et son pilote, ce qui lui permet de localiser celui-ci, pourvu qu’il soit dans un rayon de 700m. Le drone capteur va ensuite vers le pilote pour en prendre des images et permettre son identification -sans trop s’approcher, l’appareil étant doté d’un zoom puissant.

Le pilote localisé et identifié en moins d’une minute

«Le problème des drones qui survolent illégalement des sites sensibles est bien identifié et a été largement médiatisé, nous explique-t-on chez ECA. Comme on est peu nombreux sur le marché des drones à pouvoir fournir un équipement aussi fiable, on s’est dit qu’il y avait quelque chose à faire en la matière.» Le groupe, qui fournit déjà des drones à l’armée française, a donc naturellement devancé la demande.

L’acquéreur potentiel -«les autorités compétentes», nous dit-on sans plus de précision- a déjà pu constater que la technologie est opérationnelle. «Le système a d’ores et déjà été évalué par les autorités de l’Etat à deux reprises», écrivait ECA lundi, et «il a donné entière satisfaction». Lors d’une démonstration menée récemment en région parisienne, le pilote d’un drone a ainsi pu être localisé et identifié moins d’une minute après que le vol de son appareil a été détecté.

Pour l’instant, «rien n’est signé», nous indique le groupe de robotique. Ce qui changera peut-être après le prochain survol de centrale nucléaire…