Survol de drones: Une dizaine d'appareils observés dans le ciel de Paris cette nuit

SECURITE La police a pris en chasse un appareil sans parvenir à mettre la main dessus...

20 Minutes avec AFP
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Paris, ici vue du ciel en décembre 2012, est la ville la moins chère du monde pour les jeunes, selon une étude.
Paris, ici vue du ciel en décembre 2012, est la ville la moins chère du monde pour les jeunes, selon une étude. — APESTEGUY/SIPA

La folie des drones continue. Plusieurs appareils ont survolé le ciel de Paris dans la nuit de mardi à mercredi, selon Le Parisien. Le quotidien évoque «une dizaine de vols», mais il est possible que le même drone ait été repéré plusieurs fois. L'un d'eux a été observé dans les alentours de la Tour Eiffel, d'autres porte de Bagnolet, de Montreuil et de Vincennes ou en proche banlieue parisienne.

BFMTV, de son côté, évoque «au moins un survol de drone» repéré entre la porte de Montreuil et celle de Vincennes. Pris en chasse par la police, l'appareil a pu être récupéré par ses pilotes qui ont réussi à prendre la fuite, selon la chaîne. Selon la chaîne d'information en continu, l'engin se serait posé au niveau de la porte de Vincennes, où il a été récupéré par quatre hommes. Ces derniers sont toujours recherchés à l'heure actuelle par les forces de l'ordre.

60 vols dans des zones interdites depuis octobre

Depuis le 5 octobre, «60 survols de drones» de centrales nucléaires et de la ville de Paris ont été constatés, avait indiqué Bernard Cazeneuve plus tôt mardi, assurant que le gouvernement avait pris des mesures face à cette menace.

Des drones ont été repérés principalement à proximité de centrales nucléaires, mais également au-dessus du palais de l'Élysée et de l'ambassade des États-Unis à Paris, ou près de la base des sous-marins stratégiques de l'Île Longue dans la rade de Brest. Certains de ces incidents se sont déroulés de façon simultanée à plusieurs endroits distants de centaines de kilomètres, laissant penser qu'il pourrait s'agir d'opérations concertées, même si le gouvernement assure qu'il n'y a «pas d'inquiétude à avoir».

Jusqu'à 5 ans de prison

Pour lutter contre ces survols de zones interdites, Bernard Cazeneuve a assuré que le gouvernement avait pris «des mesures préventives destinées à informer les utilisateurs de ces engins, au moment de leur acquisition, du risque de peine encourue en cas d'infraction à la réglementation».

Les sanctions peuvent, selon les cas (entrave à la circulation aérienne, mise en danger de la vie d'autrui, usage de fréquences non autorisées, atteinte à la vie privée...) atteindre jusqu'à cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende.

Selon le Parisien, le gouvernement pourrait dévoiler un nouvel arsenal de mesures dans le courant de la semaine.