«Surface Pro 3 remplace l’iPad et le Mac Book Air»

INFORMATIQUE Marc Jalabert, directeur de la division Grand Public et Opérateurs chez Microsoft France, présente à «20 Minutes» sa stratégie autour de la nouvelle tablette Surface Pro 3…

Christophe Sefrin
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Marc Jalabert de Microsoft présentant le 27 août la tablette Surface Pro 3 à Paris.
Marc Jalabert de Microsoft présentant le 27 août la tablette Surface Pro 3 à Paris. — CHRISTOPHE SEFRIN/20 MINUTES

La troisième version de sa Surface Pro est disponible en France à partir de ce jeudi. Plus grande mais pas plus lourde, elle s’attaque au Macbook Air d’Apple. Marc Jalabert, directeur de la division Grand Public et Opérateurs chez Microsoft France, présente à 20 Minutes sa stratégie autour de la nouvelle tablette.

Surface Pro 3 arrive le 28 août dans un marché saturé de tablettes, comment va t-elle se distinguer?

Il y a eu chez Microsoft une prise de conscience assez rapide que les utilisateurs allaient avoir besoin d’objets combinant le meilleur du monde des tablettes et le meilleur du monde des PC. Avec les tablettes, on constate qu’il existe d’abord des scénarii axés sur la consommation (jeux vidéo, vidéos, applications, lecture), alors qu’avec les PC existent d’abord des scénarii autour de la production, le travail, la créativité. Pourquoi segmenter d’un coté la consommation et de l’autre la production? Avec Surface Pro 3, on a vu l’opportunité de synthétiser le meilleur des deux modes.

Pour autant, la tablette n’est pas accessible au plus grand nombre…

Surface Pro est à la pointe du design, du style de vie, des usages numériques des utilisateurs exigeants, professionnels ou avancés dans le grand public. La gamme de prix va de 800 à 2.000 euros, donc par définition un positionnement premium.

Cela ne va-t-il pas à contre-courant de la tendance actuelle?

Ce n’est pas incompatible. Notre objectif est de proposer aux utilisateurs le choix le plus vaste possible, avec des tablettes et des PC Windows d’entrée de gamme et de pousser les curseurs au maximum vers des expériences ultimes grâce à des tablettes comme Surface Pro 3.

Quelle est votre cible précisément?

Nous nous adressons à des utilisateurs qui vont plutôt considérer un Mac Book Air et un iPad. Et là on est sur des prix beaucoup plus élevés. L’idée est carrément de dire que l’on peut remplacer les deux! Surface Pro 3 est plus fine, pèse 800 g, possède un écran de 12 pouces (2160 x 1440). Le pied est à géométrie variable, le clavier à dispositif aimanté, et le stylet lance avec un simple bouton l’application OneNote pour écrire. L’appareil se substitue à un note book, une tablette, un PC portable et un PC fixe.

Super-tablette ou ordinateur ultra-mobile? Ne craignez-vous pas la confusion des genres?

Surface Pro 3 est un super ordinateur et une super-tablette. Elle fait tout ce qu’un ordinateur classique fait et tout ce qu’une tablette haut de gamme fait aussi. C’est la combinaison des deux qui fait l’intérêt pour Surface Pro 3. On n’a plus à avoir sur soi qu’un seul objet.

Peut-on substituer Surface Pro 3 à n’importe quel ordinateur professionnel?

Oui, avec elle, je n’ai aucune limite dans mon usage chez Microsoft. J’accède à tous les outils avec une sécurité maximale.

Quel part de marché visez-vous entre le monde de l’entreprise et celui du grand public?

Ce sera assez équilibré, 50-50. Pour le grand public, la distribution restera assez sélective, chez Fnac, Darty, Boulanger et Microsoft Store. On veut que la distribution montre le produit, avec une expérience qualitative. Et nous bénéficions d’un réseau de distribution entreprise. Dans les deux cas, on a un positionnement premium assumé.

A quand une tablette low-cost chez Microsoft?

On a Surface 2, qui n’est pas low-cost car autour de 300 euros. Ce n’est pas le prix le plus bas possible, car on commence à voir des tablettes à 150 euros. L’acquisition de Nokia, avec des terminaux comme le 620, le 530 et le 535 nous permet de proposer des super terminaux d’entrée de gamme. La priorité, c’est d’avoir une diversité de choix dans différents types de matériels. Après, on va combiner l’innovation matérielle et logicielle dans certains segments car on l’estime nécessaire pour faire avancer le marché.

Nokia servira-t-il de rampe de lancement pour des tablettes d’entrée de gamme?

On n’a pas de communication spécifique à ce sujet.

Quelle est votre part de marché actuellement dans le monde des tablettes?

On est en très forte croissance. Avec Surface Pro 3, on va se comparer avec le segment des PC et des tablettes à plus de 1.000 euros. Là, on a des ambitions fortes de prises de parts de marché. Microsoft va répondre aux besoins d’utilisateurs Windows et PC classique mais souhaite aussi convaincre des utilisateur Mac qu’il se passe des choses intéressantes chez lui. Il y a de l’innovation et de l’enthousiasme sur Windows.