Microsoft se met au «droit à l'oubli» sur Bing

WEB La Cour européenne de Justice de Luxembourg a estimé en mai que les internautes avaient le droit de faire supprimer des résultats de recherche et des liens vers les pages les concernant...

A.L.

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Bing, le nouveau moteur de recherche de Microsoft
Bing, le nouveau moteur de recherche de Microsoft — DR

Microsoft marche dans les pas de Google. Le groupe a mis en ligne mercredi un formulaire permettant aux internautes européens de demander le retrait d’informations les concernant dans les résultats de Bing, son moteur de recherche.

Par conformité avec la décision de la Cour de justice de l’UE

Comme Google avant lui, Microsoft n’a pas créé ce formulaire par largesse d’esprit mais pour se conformer à la loi, la Cour de justice de l’Union européenne ayant estimé le 13 mai dernier que les internautes avaient le droit de faire supprimer des résultats de recherche les concernant, notamment si elles sont périmées ou inexactes, en s’adressant directement au moteur de recherche. Un avis rendu après la demande de désindexation d’un internaute espagnol de deux articles datant de 1998 faisant état de ses dettes.

Le formulaire de Microsoft permet d’identifier des pages spécifiques et demande aux internautes de prouver leur identité et de motiver leur requête, que Microsoft se réserve le droit de ne pas appliquer.

Fin mai, lors du lancement de son formulaire, Google avait indiqué avoir reçu en une journée 12.000 demandes d’internautes européens. Le nombre de requêtes s’était ensuite stabilisé et a «dépassé les 70.000 demandes au total entre le 29 mai et le 30 juin 2014», selon le moteur de recherche.

>> Dix questions que vous vous posez sur le droit à l’oubli sur Google

Les difficultés de l’application de ce droit à l’oubli n’ont pas tardé à apparaître: les médias britanniques ont découvert début juillet que plusieurs articles publiés sur leur site Internet avaient disparu de Google, et dénoncé dans la foulée une attaque contre la liberté de la presse.