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VIDEO. «Papers, please», la crème du jeu vidéo indépendant

VIDEO. «Papers, please», la crème du jeu vidéo indépendant

JEUX VIDEO – Le jeu a raflé plusieurs récompenses mercredi soir lors de la remise des prix de l’Independant Games Festival à San Francisco…
Mathias Cena

Mathias Cena

Ses papiers, Lucas Pope n’a plus besoin de les montrer. Pendant la remise des prix de l’Independent Games Festival, lui et son jeu «Papers, please», déjà décoré par une ribambelle de récompenses, ont encore squatté la scène, pour s’adjuger les prix du meilleur jeu, du meilleur scénario et du meilleur game design.

Le Independent Games Festival, ou plus familièrement IGF pour un public de plus en plus nombreux sensibilisé aux jeux indés, a débuté en 1998 au sein de la très institutionnelle Game Developers Conference, le plus grand rassemblement de développeurs de jeux de la planète, avec l’ambition de devenir le Sundance pour les développeurs de jeux indépendants, c'est-à-dire publiés sans l’aide d’un éditeur. Seize éditions plus tard c’est une machine bien huilée qui récompense chaque année une poignée de jeux avec le but «d’encourager l’innovation».

« I hope you brought an extra suitcase @dukope! Awesome to see all the recognition for Papers, Please pic.twitter.com/g8XGxgkM0l — arne (@arnemeyer) March 20, 2014 »

Cette année c’est donc «Papers, Please» qui était à l’honneur. Le jeu vous met dans la peau d’un garde-frontière dans un monde kafkaïen, et plus précisément dans la nation communiste fictive d’Arstotzka. En 1982, la guerre vient de se terminer avec le pays voisin de Kolechia et Arstotzka rouvre ses frontières. Et c’est à vous que revient le privilège d’inspecter à longueur de journée (et de jeu) les passeports des candidats à l’immigration pour identifier les contrebandier, les espions et les terroristes.

Une esthétique 8-bits grisâtre et une tâche répétitive: contrôler des passeports

«C’est difficile de décrire ce jeu et de convaincre qu’il est fun», résume son créateur, Lucas Pope. Est-ce d’ailleurs le but? Ici pas d’effets spéciaux coûteux ni de combats épiques, mais une esthétique 8-bits grisâtre et une tâche répétitive: contrôler des passeports. Il vous faut prendre en vitesse des décisions qui affectent la vie des migrants, et celle de votre famille, pauvre et malade, dont le sort dépend de votre rémunération, fixée en fonction du nombre de cas traités et d’erreurs commises.

Le jeu, qui s’est déjà vendu à 500.000 exemplaires, a aussi été salué mercredi soir dans la cérémonie plus mainstream des Game Developers Choice Awards, où il a obtenu le prix de l’innovation et celui du meilleur jeu téléchargeable. Le grand prix est allé à «The Last of Us», le jeu de survival-horror du studio Naughty Dog. Ce même studio que Lucas Pope avait quitté pour devenir indépendant.