VIDEO. Flappy Bird, le jeu mobile star du moment… que l’on adore détester

Anaëlle Grondin

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Captures d'écran du jeu mobile Flappy Bird, créé par un développeur indépendant.
Captures d'écran du jeu mobile Flappy Bird, créé par un développeur indépendant. — Flappy Bird

Oubliez Angry Birds. Le jeu mobile du moment s’appelle Flappy Bird. Le principe? Aider un oiseau à se faufiler entre des tuyaux verts (similaires à ceux de l’univers de Mario) en tapotant sur l’écran de son smartphone. Le concept est a priori simplissime. Mais dans les faits, le jeu, rapidement addictif, est très ardu et peut se révéler frustrant.

Malgré tout, Flappy Bird, lancé en mai 2013 par un développeur indépendant, est désormais téléchargé 2 à 3 millions de fois par jour, devenant cette semaine le jeu le plus populaire sur iOS et Android. L’application est devenue un succès du jour au lendemain après une avalanche de tweets et de vidéos YouTube hilarants publiés à propos du jeu. Selon Topsy.com, Flappy Bird faisait l’objet de près d’1,2 million de messages sur Twitter dimanche. Depuis, des dizaines de pages Facebook dédiées au petit oiseau jaune pixélisé ont été créées par des fans (ou joueurs en colère).

Le jeu mobile a été mis en ligne par un Vietnamien de 29 ans, Dong Nguyen. Dans une interview au site Chocolate Lab Apps, il a assuré que ce succès était avant tout un coup de chance. Aujourd’hui, il refuse de réponse à la presse et aimerait qu’on le «laisse en paix».

La copie conforme d'un jeu français

Flappy Bird ressemble étrangement à un autre jeu, Piou piou contre les cactus, développé par Kek. Une source d'inspiration pour le jeune vietnamien? En tout cas, les captures d'écran sont troublantes.

Contacté par 20 Minutes, Kek nous indique avoir «contacté le développeur de Flappy Bird hier ou avant-hier» par e-mail. Il nous raconte: «Il m’a répondu qu’il n’avait pas vu mon jeu avant. Je n’y crois pas, mais je ne peux rien faire.» Kek reconnaît être un peu frustré face à ce succès «assez hallucinant»: «J’ai sorti mon jeu en 2011. Peut-être qu'il y avait moins de joueurs mobiles à cette époque là.» Il y a de quoi être agacé...