VIDEO. Facebook, dix ans et dix moments clés

WEB Dix ans après son lancement, Facebook compte plus d'un milliard de profils...

Anaëlle Grondin

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L'entrée en Bourse de Facebook, le 18 mai 2012.
L'entrée en Bourse de Facebook, le 18 mai 2012. — Facebook/EyePress/NEWSCOM/SIPA

Dix ans d’existence. Une éternité dans le domaine des nouvelles technologies. Facebook s’apprête pourtant à passer ce cap mardi. Retour sur la décennie du plus célèbre des réseaux sociaux en dix dates.


Vidéo: Jonathan Duron

Février 2004. Mark Zuckerberg lance TheFacebook.com à Harvard, qui deviendra Facebook un an plus tard. L’étudiant américain ne le sait pas encore, mais son idée de trombinoscope en ligne permettant d’attribuer des notes aux filles du campus va changer la vie de millions de personnes dans le monde. D'abord limité aux étudiants de l'université, il s'étend rapidement aux universités de Stanford, de Yale et de Columbia. Il finit par s’ouvrir en 2006 à tous les internautes âgés d'au moins 13 ans. Les internautes commencent alors à user du «poke» pour dire «coucou» à leurs amis (voire plus) jusqu’à ce que la curieuse fonctionnalité tombe en désuétude quelques années plus tard.

Mai 2007. Après avoir introduit le «fil d’actualité», Facebook s’ouvre aux applications tierces, les jeux débarquent. Les développeurs s’emparent de la plateforme pour lancer un nombre incroyable de quiz et jeux sociaux. C’est ainsi que FarmVille et Candy Crush, synonymes de nuits blanches et de notifications lourdingues envoyées en masse à nos amis, verront le jour plus tard.

Février 2009. Introduction du pouce levé ou «like». Pour faire comprendre à vos amis que vous approuvez leurs états d’âmes ou que vous les trouvez super branchés sur leurs photos, plus la peine de formuler de longues phrases. De formuler de phrases du tout en fait. Il suffit de cliquer sur «like» («j’aime» en français). Pendant ce temps, Facebook refuse toujours d’introduire le «dislike» pour ne pas tenter les «haters» (ceux qui détestent tout, juste pour vous énerver). 

Octobre 2010. «On ne gagne pas 500 millions d’amis sans se faire quelques ennemis». Sortie du film The Social Network réalisé par David Fincher. Le long-métrage, qui revient sur la création de Facebook par Mark Zuckerberg et ses relations avec ses petits camarades de Harvard, remporte trois Oscars. Ceux qui ne connaissent pas encore le PDG du site découvrent notamment ses choix vestimentaires curieux et sa passion pour les sweats à capuche.  Son style ado controversé ne n’empêche pas Mark Zuckerberg d’être élu «homme de l'année» par le magazine Time deux mois plus tard.

Février 2011. Scandale, Facebook censure «L’origine du monde» de Gustave Courbet, oeuvre publiée sur le profil d’un utilisateur. Un acte révélateur de la politique du réseau social, qui s’insurge pour un sexe féminin ou une paire de seins, mais a longtemps toléré sur sa plateforme des vidéos de décapitation. Une censure à deux vitesses qui laisse perplexe.

Septembre 2011. Il devient possible, grâce à des partenariats avec des services en ligne,  d’écouter de la musique sur Facebook avec ses amis en temps réel. Les membres du réseau social n’hésitent pas à partager leurs écoutes, même lorsqu’ils mettent leur playlist «pop de m*** mais entêtante». 

Avril 2012. Facebook réalise la plus grosse acquisition de son histoire en rachetant Instagram, la désormais célèbre application qui permet de partager des photos avec des amis et des inconnus. Un service qui serait certainement passé inaperçu sans ses «filtres» qui permettant de rendre «canon» des photos de très mauvaise qualité, prises à la volée. Aujourd’hui, un cliché flou n’est pas un cliché raté, détrompez-vous, mais un cliché «vintage» ou «rétro» voire «arty».  Nuance!

Mai 2012. Facebook entre en Bourse. C’est la plus grosse introduction historique en bourse d’une valeur technologique. C’est un tournant très important pour l’entreprise (il n’y a qu’à voir le dispositif mis en place par Mark Zuckerberg ce jour là pour fêter l’événement). Mais l'aventure boursière a rapidement tourné au désastre pour le réseau social.

Septembre 2012. Panique en ligne! Des messages privés ont accidentellement été rendus publics. Du moins c’est ce qu’ont cru des milliers Français pendant quelques heures, à cause d’un «fail» des médias. Pendant ce «faux bug» certains ont fermé leur profil vite en catastrophe, d’autres ont passé l’intégralité de leurs anciens posts en revue en stressant comme jamais, de peur qu’un commentaire embarrassant ne s’affiche en public. Mais il n’en était rien (ouf!). Les membres du réseau social avaient simplement oublié les conditions d’utilisation de l’ancienne interface. Cette mésaventure n’a en tout cas pas écorné l’image du site, qui un mois plus tard recensait un milliard de comptes utilisateurs.

Janvier 2013. Arrivée du «graph search», une fonction de recherche sociale qui permet aux membres du site de demander à  Facebook de trouver «les amis de mes amis qui sont célibataires», «les amis de mes amis qui vivent à Paris et aiment la batterie» mais aussi des «hommes mariés qui aiment les prostituées». Plutôt embarrassant. Et pourtant, les possibilités sont infinies, car le sexe, l’âge, le lieu géographique, les préférences sexuelles et les centres d’intérêts sont combinés pour vous permettre de faire plein de recherches très intéressantes sur le réseau. Le rêve de tous les «stalkers», ceux qui aiment fouiner sur la Toile pour trouver toutes les informations possibles sur une personne.