La nouvelle guerre des bracelets connectés
TENDANCE•Bracelets et autres capteurs d’activité se développent à une vitesse foudroyante. Par delà un marché naissant, une nouvelle façon d’appréhender sa santé…Christophe Séfrin
Ils s’immiscent dans nos vies, prêts à épier nos moindres gestes. Certains nous surveillent même durant notre sommeil. Il vont jusqu’à stocker sur le cloud les informations récoltées… Eux, ce sont les bracelets connectés, ces petits traqueurs d’activité que l’ont voit actuellement fleurir autour des poignets. Une cinquantaine de marques occuperaient déjà le terrain, mais cinq se distinguent entre toutes: Fitbit, Nike, Jawbone, Withings et Misfit Wearabables. Avec leurs petits capteurs, leurs bracelets sont capables de compter le nombre de nos pas quotidiens, celui des calories que nous avons brûlées, voire de mesurer la qualité de notre sommeil ou notre pouls. Ils peuvent faire office de montres et de réveils. Et ils s’arrachent. Selon nos informations, le chiffre d’affaire de Fitbit au 3e trimestre 2013 dépasserait celui de l’année 2012 toute entière…
Une idée: se bouger
A la base, un concept simple: nous stimuler. Ainsi, tout bracelet connecté fonctionne avec un système d’objectifs que l’on se donne. Deux écoles s’opposent: il y a les bracelets avec lesquels ont se fixe un nombre de points à atteindre (le Nike+ Fuel Band SE ou du Shine de Misfit Wearables). Des algorithmes sont ainsi capables d’évaluer nos efforts et de les quantifier en points. Autre philosophie: l’utilisateur se fixe le nombre de pas qu’il espère marcher chaque jour. L’OMS (Organisation mondiale de la santé) l’a d’ailleurs fixé à 10 000 pour l’on se maintienne en forme. C’est ainsi que fonctionnent les bracelets/capteurs Flex de Fitbit, Up de Jawbone ou Pulse de Withings.
Un but: se challenger
Ces données, et les autres collectées, sont synchronisables grâce à des applications pour smartphones. Attention, certains bracelets, comme le Nike+, ne fonctionnent qu’avec les iPhones. On retrouve ensuite l’historique de nos activités, avec des courbes savantes, voire des invitations à bouger éventuellement plus. On peut même partager ses datas avec d’autres utilisateurs, l’aspect communautaire jouant à plein pour se challenger. Selon Ricky Engelberg, directeur de l’innovation chez Nike Digital, « plus l’utilisateur du bracelet Nike+ FuelBand possède d’amis qui partagent son activité, plus il cumule de points: 3531 en moyenne avec 3 amis; 3983 avec 11 amis ou plus ».
Alors, investir dans un bracelet pour se bouger? Il faut compter de 99 à 139 euros selon les modèles. Contrainte: la relative fragilité des objets (notamment à l’eau) et la nécessité de les recharger (le Shine s’affranchit cependant de ces obstacles). Reste plus qu’une mode. A terme, une meilleure connaissance de notre santé pourrait bien nous aider à mieux la préserver…


















