Vidéo. Le monde merveilleux de l'impression 3D

HIGH-TECH Sélection des meilleures créations...

Philippe Berry

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Une imprimante 3D de l'entreprise CB-Printer.
Une imprimante 3D de l'entreprise CB-Printer. — R.MINGAY/REX FEATURES/SIPA/AP

Hype selon certains, révolution pour d'autres, l'impression 3D est en train de se faire une place jusque dans nos salons. Si la révolution industrielle du «made in home» est encore loin d'être une réalité, les possibilités sont ébouriffantes, notamment en médecine.

>> Où en est vraiment l'impression 3D? Notre dossier à lire ici

Comment ça marche?

Voici le Replicator 2 de Makerbot, un modèle haut de gamme pour le grand public qui coûte 2.000 euros. A la place de l'encre, du plastique recyclable étalé couche à couche depuis un modèle informatique 3D qu'on peut faire soi-même ou télécharger dans une banque d'objets.

 

Le buste de Yoda en time lapse

Tout est accéléré, il a fallu près de cinq heures au total.

 

Répliquer une clef à molette

C'est le rêve de la science-fiction, un réplicateur universel qui copie un objet en le scannant avant de l'imprimer. Attention: contrairement à ce qui est suggéré dans la vidéo, la clef à molette, qui a des pièces qui bougent, a été imprimée depuis un modèle informatique avancé (et pas directement depuis la version grossièrement scannée).

 

Des pièces articulées

On peut obtenir des pièces complexes et fonctionnelles. Car l'impression 3D n'est pas uniquement faite couche après couche. Il existe de multiple technologies. Dans certaines, un laser permet de faire fondre une poudre (résine, céramique etc.) pour obtenir des parties mobiles.

 

De l'encre chocolat

N'importe quel matériau peut aller dans les buses, à condition qu'il soit liquide.

 

Figurine auto-portrait en chocolat

Cela vient du Japon, évidemment. Vôtre tête est scannée en 3D, puis un moule en plastique est imprimé et rempli de chocolat fondu.

 

Un vinyle

C'est le défi relevé par Instructables. Pour l'instant, la qualité sonore laisse à désirer avec une fréquence d'échantillonnage de 11 khz, soit quatre fois moins qu'un MP3 standard.

 

Des pièces pour l'aérospatiale

La Nasa fabrique des pièces de haute-précision avec une tête laser qui fait fondre de la poudre métallique

 

Le crâne de Richard III

Attention, la finition a été réalisée par un artiste avec de la résine et de la peinture, seul le crâne a été imprimé.

 

Le visage d'un suspect à partir de son ADN

C'est pour l'instant impossible. L'artiste Heather Dewey-Hagborg récolte, certes, des mégots de cigarettes ou des cheveux d'inconnus et imprime leur visage, mais le résultat n'est qu'une approximation très aléatoire. Les scientifiques ont identifié cinq gènes influençant la forme du visage mais il en existe des centaines d'autres. On sait à peine déterminer la couleur des yeux et des cheveux, et encore moins la race (car nous avons beaucoup d'ancêtres) ou l'âge.

 

Une maison habitable

Le professeur de USC Berok Khoshnevis estime qu'il sera bientôt possible d'imprimer une maison complète en 20 heures, murs en béton (structure trois fois plus résistante que par la méthode traditionnelle), plomberie et électricité compris. La même approche pourrait être utilisée pour construire une base lunaire. (démo à partir de 4'30)

 

De la haute-couture

La créatrice Iris van Herpen s'est alliée à Neri Oxman, du MIT, pour imprimer des robes présentées à la fashion week de Paris en janvier. Si l'impression 3D permet de créer des structures complexes sans coutures, fabriquer des tissues synthétiques fins et agréables à porter n'est pas encore une réalité.

 

Un exosquelette pour aider des enfants handicapés

C'est possible à coût ultra-réduit et surtout avec des pièces qui peuvent facilement être réimprimées à mesure qu'un enfant grandit.

 

Des vaisseaux sanguins

On touche au travail de précision, avec du sucre ou des hydrogels, pour un réseau artificiel qui reste pour l'instant à l'échelle microscopique.

 

Un organe

Il faudra encore des années, au moins 10 ou 20. Via l'impression 3D, les scientifiques sont pour l'instant capables d'agencer des cellules –y compris des cellules souches embryonnaires– pour créer un tissu, par exemple de foie. Mais on est à l'échelle du millimètre. Pour gagner en épaisseur, il leur faut d'abord progresser du côté des vaisseaux sanguins, qui permettent à un organe de rester en vie.