« Les jeux vidéo rendent violents » : Le député Denis Masséglia hausse le ton
ras le bol•À l’Assemblée nationale, les discussions visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans ont ravivé un vieux débat. Celui du lien entre jeux vidéo et violence. Denis Masséglia, député de Maine-et-Loire, s’oppose à cette idéeTom Comminge
L'essentiel
- Lors des débats sur la proposition de loi destinée à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux jeunes de moins de 15 ans, le jeu vidéo a une nouvelle fois été affilié à la violence.
- Denis Masséglia, député de Maine-et-Loire (49), défend cette idée reçue à l’Assemblée nationale.
- Lors d’un entretien avec le député, il nous confie que « certains députés ont encore malheureusement une vision archaïque et négative du jeu vidéo. Il y a un gros travail de pédagogie à faire pour leur expliquer ses bienfaits. »
Lors des débats sur la proposition de loi destinée à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux jeunes de moins de 15 ans, le jeu vidéo s’est retrouvé, presque malgré lui, au cœur des discussions. En cause, une comparaison redondante entre jeux vidéo et violence. Une affirmation qui a provoqué la réaction immédiate de Denis Masséglia, député de Maine-et-Loire (49).
A travers une vidéo publiée sur ses réseaux, l’homme politique a haussé le ton à l’hémicycle à l’intention de ses réfractaires. « A toutes les personnes qui parlent de violence dans le jeu vidéo, venez avec moi. Prenez une manette, prenez un clavier. Découvrez quelque chose que vous ne connaissez pas. Ce n’est pas possible d’avoir des propos comme ça sur un sujet qu’on ne connaît pas. »
En amont de cette prise de parole, le député avait déjà tenté d’alerter sur les dérives potentielles du texte de loi. Son amendement visait à éviter que certains jeux multijoueurs comme League of Legends ou World of Warcraft, dont les espaces de discussion sont essentiels, ne soient pas impactés par une loi pensée avant tout pour les réseaux sociaux.
Le jeu vidéo, toujours victime d’une vision archaïque
L’idée reçue que le jeu vidéo rend violent ne date pas d’hier. Et pourtant, c’est un sujet encore présent, même au sein de l’Assemblée nationale. « Certains députés ont encore malheureusement une vision archaïque et négative du jeu vidéo, nous confie Denis Masséglia. Il y a un gros travail de pédagogie à faire pour leur expliquer ses bienfaits. C’est dommage que certains représentants nationaux pensent ça parce que la France est un acteur mondial de l’industrie. »
Les news GamingPour le député de Maine-et-Loire, cette position ne repose sur aucune base scientifique solide. « Rien ne démontre un lien de causalité entre la pratique du jeu vidéo et la violence », nous a-t-il martelé. Il rappelle au contraire que la majorité des travaux académiques contredisent cette idée reçue. S’il reconnaît l’existence de véritables enjeux de protection des mineurs dans certains environnements vidéoludiques, notamment sur des plateformes comme Roblox, Denis Masséglia plaide pour une approche ciblée et proportionnée.



















