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Les syndicats d’Ubisoft appellent à une grève internationale

Ubisoft : Les syndicats se mobilisent pour une grève internationale

Ras le bolAprès ses annonces de suppression de 200 postes au siège de Saint-Mandé, l’ensemble des syndicats d’Ubisoft appellent à une grève internationale et massive du 10 au 12 février.
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Tom Comminge

Tom Comminge

L'essentiel

  • L’ensemble des syndicats d’Ubisoft appellent à une grève internationale et massive du 10 au 12 février prochain.
  • Cette décision fait suite à la préparation d’une suppression de 200 postes au siège de Saint-Mandé (Val-de-Marne).
  • L’initiative d’Ubisoft aurait été élaborée sans l’accord des syndicats et des employés tenus au courant de la situation « en même temps que la presse ».

Rien ne va plus chez Ubisoft. Après ses récentes annonces de suppression de 200 postes au siège de Saint-Mandé (Val-de-Marne), l’ensemble des syndicats de l’éditeur français se rebellent. Le Syndicat des travailleurs et travailleuses du jeu vidéo (STJV), Solidaires Informatique, la CFE-CGC, la CGT et Printemps écologique dénoncent des plans d'économies « uniquement sur le dos des salarié·es ».

Dans un communiqué commun, ils appellent à une grève internationale et massive du 10 au 12 février prochain. Les organisations déplorent une gestion catastrophique du nouveau plan d’action d’Ubisoft. Ce dernier souhaite épargner 200 millions d’euros en répartissant les équipes dans plusieurs « maisons de créations ». Cette somme s'ajoute aux 300 millions d'euros déjà économisés depuis 2023.

Une initiative réalisée dans le dos des employés d’Ubisoft

Ce plan économique fait l’objet d’une véritable bombe pour les employés d’Ubisoft. Les représentants du personnel déclarent avoir appris l’existence de cette initiative « en même temps que la presse ». Les dirigeants ont donc décidé d’agir sans l’avis des syndicats et des employés de l’entreprise.

Leur nouvelle stratégie inclut également d’autres points qui fâchent, notamment l’abandon du télétravail. Ce sujet était déjà récurrent dans le dialogue social chez Ubisoft. Mais un accord avec plusieurs studios avait pu être trouvé en septembre dernier. L’éditeur fait ainsi marche arrière, plongeant davantage les employés dans la tourmente. « Plutôt que d'assumer financièrement des licenciements, on préfère nous pousser vers la sortie en rendant nos conditions de travail insupportables », affirment les syndicats.

Un enchaînement de polémiques pour Ubisoft

Les syndicats ne sont pas les seuls problèmes d’Ubisoft. Marc-Alexis Côté, ancien responsable de la licence Assassin’s Creed, a récemment porté plainte contre l’éditeur français pour licenciement déguisé. La direction lui aurait proposé un poste moins prestigieux, qu’il a refusé, l’incitant à quitter ses fonctions, tout en réclamant des indemnités de départ. Ubisoft lui aurait ensuite demandé de ne pas se présenter au travail la semaine suivante.

L'actualité Gaming

Une aubaine pour l’éditeur qui annonce publiquement un départ volontaire, et qui leur permet de ne pas verser ces fameuses indemnités. Une situation inacceptable pour Marc-Alexis Côté qui exige 1,3 million de dollars de dédommagement, correspondant à deux années de salaire, ainsi que 75.000 dollars supplémentaires pour dommages moraux et atteinte à sa réputation.