Jeux vidéo : Ubisoft envisage de supprimer « jusqu’à 200 postes » en France
EN CRISE•Le géant français du jeu vidéo Ubisoft va proposer une rupture conventionnelle collective pour supprimer « jusqu’à 200 postes ». Il prévoit un plan d’économies de 200 millions d’euros et une nouvelle organisation20 Minutes avec AFP
Ubisoft s’apprête à tailler dans ses effectifs français. Le célèbre éditeur de jeux vidéo prévoit une rupture conventionnelle collective pouvant aller « jusqu’à 200 postes » au sein de son siège de Saint-Mandé (Val-de-Marne), dans le cadre d’une vaste réorganisation.
Le dispositif, réservé aux salariés volontaires en CDI répondant à des critères définis avec les syndicats, pourrait concerner jusqu’à 200 employés du siège sur les 1.100 employés en poste. Il prévoit un départ de l’entreprise avec une indemnité négociée entre la direction et les représentants du personnel, ainsi que le maintien des droits au chômage.
Une nouvelle organisation déjà annoncée
Cette annonce survient alors que le groupe a dévoilé une nouvelle organisation interne, répartie en plusieurs « maisons de créations ». À partir d’avril, cinq structures réuniront par spécialité environ la moitié des studios, tandis que l’autre moitié assurera un rôle de soutien, avec des équipes technologiques, de production, marketing et de distribution mutualisées. Dans ce modèle, « le siège d’Ubisoft va se recentrer sur un rôle de soutien », a expliqué à l’AFP Marie-Sophie de Waubert, directrice des studios.
Notre dossier sur le jeux vidéoLe remaniement s’accompagne d’un nouveau plan de réduction des coûts d’au moins 200 millions d’euros sur deux ans, en plus des 300 millions d’euros d’économies déjà réalisés depuis 2023, sur fond de fermetures et restructurations à l’étranger. Ubisoft prévoit désormais une perte opérationnelle d’un milliard d’euros sur l’exercice en cours, qui se clôt fin mars, tandis que le titre a été sanctionné en Bourse après l’annonce de cette réorganisation.



















