Sécurité routière : Le nombre de voitures-radar privées va passer à 223 d’ici fin 2021

CONTROLE ROUTIER Le parc de ces voitures-radar gérée par des entreprises privées va passer de 83 à 223 fin 2021

20 Minutes avec agences
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Une portion d'autoroute à Lille (illustration).
Une portion d'autoroute à Lille (illustration). — M.LIBERT/20 MINUTES

Le nombre de voitures-radar confiées à des entreprises privées va augmenter. Une flotte de 223 de ces véhicules utilisant un flash infrarouge non-visible par les usagers sera en service dans huit régions d’ici fin 2021 pour traquer les excès de vitesse, a indiqué mercredi la Sécurité routière dans un communiqué.

Prévue par un comité interministériel de la Sécurité routière en 2015, l’expérimentation de ces voitures a commencé en avril 2018 dans l’Eure et concernait début janvier 83 véhicules en Normandie, Bretagne, Pays-de-la-Loire et Centre-Val de Loire. Le dispositif sera désormais élargi progressivement au reste de la France.

Quatre nouvelles régions concernées

Les voitures-radar, pour la plupart de type berlines, sont banalisées, équipées de caméras posées sur les plages avant et arrière afin de détecter automatiquement et alors qu’elles sont insérées dans la circulation, les excès de vitesse, sans flash visible. Elles ne circulent qu’avec un chauffeur à bord, alors que dans celles des forces de l’ordre, un fonctionnaire conduit tandis qu’un autre relève la vitesse maximum autorisée.

« Fin 2021, le parc de voitures-radar à conduite externalisée sera alors de 223. Il sera alimenté par la reconversion de véhicules actuellement conduits par des policiers ou des gendarmes », précise la Sécurité routière. Les autorités indiquent par ailleurs que quatre nouvelles régions sont concernées par l’expérimentation, avec des contrôles « opérationnels dans le courant du second semestre 2021 ». Il s’agit du Grand-Est, des Hauts-de-France, de la Bourgogne-Franche-Comté et de la Nouvelle-Aquitaine. Pour l’heure, Mobiom, Securitas, OTI France et GSR sont les entreprises retenues. Elles sont chacune en charge de deux régions.

« Libérer du temps aux forces de l’ordre »

L’objectif du dispositif est de « libérer du temps aux forces de l’ordre » et « faire respecter les limitations de vitesse ». Pour Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière, « il est urgent, si l’on veut améliorer la Sécurité routière dans notre pays, de généraliser sur l’ensemble du territoire national le déploiement de ces voitures banalisées et arrêter de faire des expérimentations ».

En revanche, Pierre Chasseray, délégué général de 40 millions d’automobilistes considère que « ces radars ne servent à rien » car les conducteurs ne peuvent arrêter les contrevenants. « Le parti pris de la Sécurité routière c’est de dire que les gens en excès de vitesse, finalement, ce n’est pas dangereux parce qu’ils acceptent de les photographier sans flash, mais ils continuent à les laisser rouler », a-t-il fustigé.