Votre boîte de thon est-elle contaminée au mercure ? Petit Navire vous propose de faire le test
transparence•Les consommateurs de la marque Petit Navire peuvent tester la teneur en mercure de leur boîte de thon jusqu’au 5 mai20 Minutes avec agence
Une opération pour redonner confiance. Depuis octobre 2024, la marque Petit Navire subit les conséquences d’une enquête de BLOOM et Foodwatch, qui a révélé que 10 % des boîtes de thon dépassent les seuils en mercure autorisés par l’Union européenne (UE). Ses ventes avaient baissé de 2 % juste après la publication. Aujourd’hui, la marque propose à ses consommateurs de faire tester leur boîte par un laboratoire indépendant, rapporte RMC Conso.
1.000 tests prévus
L’opération a commencé le mardi 24 mars et va durer jusqu’au 5 mai. Elle est réservée aux 1.000 premiers inscrits. La plupart des produits Petit Navire sont éligibles et la liste complète des articles pouvant être testés est disponible en ligne. Une fois la boîte achetée, il faut conserver le ticket de caisse et remplir un formulaire.
Une étiquette de transport préaffranchie permet ensuite d’envoyer le produit emballé par voie postale, sous sept jours. Il sera reçu par le laboratoire Labexia situé à Quimper, dans le Finistère. Grâce aux tests, les consommateurs pourront donc vérifier la teneur en mercure de leur boîte. Pour rappel, le seuil maximal fixé par l’UE est de 1 mg de mercure par kg de thon. En plus des résultats, ils recevront également le remboursement du produit sous un mois.
Neurotoxique et possible cancérogène
L’enquête d’octobre 2024 avait révélé qu’une boîte de thon Petit Navire affichait une concentration de près de 4 mg. Or, en plus d’être toxique pour le système nerveux selon l’Anses, le méthylmercure (le dérivé du mercure présent dans l’alimentation) est classé comme cancérogène possible par le Centre international de recherche contre le cancer (CIRC). Le thon, en fin de chaîne alimentaire marine, peut être amené à consommer des proies contaminées.
À l’issue de la publication de l’enquête, Petit Navire avait néanmoins assuré que ses produits étaient sûrs pour la santé et qu’elle les testait tous les mois. La marque avait critiqué les méthodes de l’enquête.



















