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La fromagerie Chavegrand affirme ne pas comprendre l’origine de la contamination

Listeria : « On n’a pas encore d’explication », réagit, étonnée, la fromagerie mise en cause pour des dizaines de lots

LISTERIAL’ONG Foodwatch dénonce des rappels « trop tardifs » et appelle à renforcer les contrôles sanitaires
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

La crainte d’une contamination à la listeria a entraîné un vaste rappel de fromages à travers toute la France. Cette bactérie, très dangereuse pour les femmes enceintes, reste l’une des principales causes de décès liés à des intoxications alimentaires dans le pays, provoquant chaque année plusieurs dizaines de morts.

Selon le site gouvernemental Rappel Conso, plus de 40 lots (camemberts, fromages de chèvre, gorgonzolas ou bries) vendus dans les enseignes Leclerc, Auchan, Carrefour et d’autres distributeurs, ont été retirés de la vente entre lundi et mardi. La plupart proviennent de la fromagerie Chavegrand, basée dans la Creuse. Les consommateurs ayant ingéré ces produits et présentant « de la fièvre, isolée ou accompagnée de maux de tête, et des courbatures » sont invités à consulter rapidement leur médecin.

« On n’a pas encore d’explication »

Contactée par l’AFP, la fromagerie Chavegrand précise que tous les lots concernés en juin et en août provenaient « d’une ancienne ligne de production, fermée début juin et remplacée par une nouvelle ligne » installée dans une extension de l’usine. « Il y a eu un plan d’analyse très renforcé, avec plusieurs milliers d’analyses, mais on n’a pas trouvé [de trace de Listeria] dans la fromagerie. On n’a pas encore d’explication », indique Guillaume Albert, consultant pour l’entreprise.

Notre dossier sur les intoxications alimentaires

L’ONG Foodwatch dénonce « des rappels qui surviennent trop tard quand le mal est fait » et estime que le producteur « aurait dû prendre les mesures d’hygiène qui s’imposent et s’assurer qu’il ne commercialisait pas de produits dangereux », rappelant qu’un incident similaire s’était déjà produit en juin. L’ONG interroge aussi l’efficacité des contrôles publics : « Qu’ont-elles fait entre juin et août ? », pointe l’association, qui appelle à un renforcement des inspections sanitaires pour éviter que de tels produits ne se retrouvent sur le marché.