Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Roland-Garros: La victoire d’Ostapenko en cinq étapes

Roland-Garros : Des gros parpaings à la folle remontée... La victoire d’Ostapenko en cinq étapes

TENNISLa jeune Lettone a remporté la finale des Internationaux de France au détriment de Simona Halep...
William Pereira

William Pereira

De notre envoyé à Roland-Garros,

Quelle finale, mes aïeuls. Que Stan Wawrinka et Rafael Nadal prennent garde, il ne sera pas aisé de faire mieux que la finale dame qui a opposé Jelena Ostapenko à Simona Halep. La finale dames de Roland-Garros avait tous les ingrédients du bon blockbuster : du suspense, des rebondissements, un twist incroyable, des effets spéciaux dernière génération (coucou les missiles de Jelena) et même un scénario qui tient la route (ce qui n’est pas toujours gagné pour un blockbuster). Et à la fin, c’est la plus costaude qui l’a emporté. Retour sur cette finale de dingue.

L’accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies

Les parpaings d’Ostapenko

« Quand elle est en feu, vous regardez la balle. Vous n’êtes plus joueur. Vous êtes spectateur. » Ces mots ne viennent pas du clan Ostapenko mais bien de Darren Cahill, l’entraîneur de Simona Halep, croisé au players après la finale. « On savait en rentrant sur le court qu’il y aurait des moments où elle serait injouable et qu’il faudrait s’arracher pour essayer de renvoyer la balle dans les coins », a ajouté le coach australien.

Ça en dit long sur ce qu’a vécu sa joueuse pendant toute la finale, à savoir un véritable déluge de coups gagnants (il y en aura 54 en tout !), aussi bien en coup droit qu’en revers, sur ses appuis ou en bout de course, en retour ou dans le jeu. Chaque coup de raquette de la Lettone était une entreprise de démolition et son adversaire a fini par y succomber.

L’accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies

Le sang-froid et la patience d’Halep

Face à ça, Simona Halep n’a pas pu faire grand-chose sinon attendre et jouer la partition défensive qui lui a permis de survivre à Pliskova en demi-finale. Dans la première manche et jusqu’à la moitié du deuxième set, la Roumaine renvoie la balle dans le court et s’en sort principalement parce qu’Ostapenko mitraille n’importe comment. Un coup dans le court, les trois suivants dans le filet ou dehors. Forcément, ça ne pardonne pas contre la nouvelle numéro 2 mondiale, qui empoche la première manche avec un seul coup gagnant mais surtout pas plus de deux fautes directes.

Le mental de guerrière d’Ostapenko

La Roumaine poursuit sur sa lancée, sa tactique fonctionne bien, très bien même. Elle va jusqu’à mener 6-4, 3-0 et 0-40 sur le service d’Ostapenko. Ça y est, encore une finale expéditive en deux sets avec un 6-0 pour finir en prime. Prémonition erronée. La Lettonne revient de nulle part à la façon d’Halep contre Svitolina, finit par sauver sa mise en jeu et se remet en confiance au son de ses cris rageurs.

« « A ce moment du match je me dis juste que j’allais arrêter d’être nerveuse et de profiter de cette rencontre spéciale, de jouer tous les points à fond. J’étais nerveuse la veille du match et aujourd’hui aussi. Mais c’est là, au deuxième set que je me suis enfin relâchée. » »

Ostapenko possède à nouveau les clés du match et le suspense repose sur ses épaules : soit elle continue de rouler sur Halep, soit elle connaît un nouveau trou d’air au risque de laisser filer cette finale. Malgré quelques points balancés de manière improbable, l’option n°1 l’emporte, et la Lettonne avec.

Le break décisif qui se joue sur un let

Autre tournant du match à 3-3 sur le service de Simona Halep dans la troisième manche. Ostapenko envoie un parpaing dans le couloir, sauf qu’il touche la bande du filet et se transforme en amortie gagnante. Break pour la jeune Lettone, énorme poisse pour Halep qui n’avait pas forcément besoin de ça pour perdre pied. La vainqueure du jour prend le service de sa rivale, qui ne reprendra plus jamais les rênes de la rencontre.

L’accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies

L’abandon psychologique d’Halep

La Roumaine aura un peu déçu sur la fin de match. Principalement parce qu’elle s’est trahie. « Je n’abandonnerai pas, je jouerai tous les points jusqu’au bout », disait-elle vendredi en conférence de presse. Son dernier jeu de service nous a montré tout l’inverse. Le courage et l’abnégation qui lui avaient permis de passer en demi-finale l’ont abandonnée. Mais d’un autre côté, peut-on réellement lui en vouloir ? Ostapenko le dit elle-même : « dans un bon jour, je pense que je peux battre n’importe qui sur le circuit ». Et il semblerait que samedi ait été un bon jour…