Mondial de handball: «Je n’avais jamais vu ça en France», les Bleus n'en reviennent pas de cette ambiance de dingue

HANDBALL Tous les joueurs ont été bluffés... 

Nicolas Camus

— 

Le public a répondu présent lors du match d'ouverture du Mondial de handball entre la France et le Brésil, le 11 janvier 2017 à l'AccorHôtel Arena de Paris.

Le public a répondu présent lors du match d'ouverture du Mondial de handball entre la France et le Brésil, le 11 janvier 2017 à l'AccorHôtel Arena de Paris. — Christophe Ena/AP/SIPA

C’est quand tout s’arrête que l’on s’en rend compte. Quelques minutes après la fin du match, dans le calme des couloirs de l’AccorHôtel Arena, les oreilles bourdonnent un peu. Pendant deux heures, cérémonie d’ouverture comprise, les décibels sont montés très haut lors de la large victoire des Bleus contre le Brésil (31-16) en ouverture du Mondial. Les 15.608 spectateurs (très exactement) venus assister au massacre ont semble-t-il pris leur pied, et les joueurs avec. Il n’y a qu’à écouter l’hommage rendu en zone mixte.

>> A lire aussi: Les Experts explosent le Brésil, la compétition est lancée (et bien lancée)

« Ça fait quelque chose quand on chante la Marseillaise avec 15.000 personnes derrière soi, raconte Luka Karabatic. On est fiers d’être Français, et on a senti cette fierté aussi dans le public. Ça fait chaud au cœur, et ça nous donne des ailes pour après, sur le terrain. »

Bien sûr, le défenseur des Bleus, comme ses petits camarades, n’allait pas dire que le public était tout nul et se mettre tout le monde à dos pour le reste du mois du janvier. Mais tous ou presque, ils ont spontanément raconté comment cette soirée les a marqués. Et puis quand un joueur comme Nikola Karabatic, qui s’est forgé un palmarès long comme un bras de Rudy Gobert ces 15 dernières années, vous dit que « ce genre de soirée, on le vit une fois dans une carrière », on a envie de le croire. Ecoutez ce qu’en dit Luc Abalo :

« Franchement, c’était au-delà de mes espérances. Je ne m’étais pas projeté avant le Mondial sur comment ça allait être, tout ça. Mais quand je suis entré dans la salle et que j’ai vu tout ce monde, ça m’a fait quelque chose. Je n’étais jamais entré dans une salle en France avec un public comme ça »

En bon showman, l’ailier des Bleus a tenté de rendre la pareille. Depuis le bord du terrain, on l’a entendu, dans le dernier quart d’heure, appeler ses coéquipiers pour tenter un kung-fu. Oublié une première fois, il en a tenté un double, ensuite… que Nyokas a gâchouillé en laissant échapper le ballon. Pas grave, les supporters étaient conquis depuis longtemps.

« L’atmosphère était super motivante. Les "Allez les Bleus" en rentrant dans la salle, c’était fort. Quand on est sportif de haut niveau, on aime ça », dit Omeyer. « Je ne m’attendais pas à voir autant de personnes et autant d’engouement, ajoute Sorhaindo, presque étonné. Forcément, ça nous pousse et ça nous rappelle que l’on n’a pas le droit à l’erreur. »

Voilà qui plaira à coach Dinart. Parce que soulever les foules de Bercy sur un match d’ouverture, c’est bien, mais retrouver tous ces gens en demi-finale, c’est mieux. « L’ambiance ici est toujours superbe ici. Notre objectif est d’y revenir, mais avant ça le chemin est périlleux, avec la poule à Nantes et les deux premiers tours éliminatoires à Lille, rappelle le (pas si) nouveau numéro 1 des Experts. Donc on va se calmer. On a eu juste eu un avant-goût. » C’est tout ce qu’on voulait entendre.