PSG: Angel Di Maria est-il un gros peureux sur le terrain?
FOOTBALL•L’Argentin est très en retrait cette saison en terme de duels gagnés…Julien Laloye
Le salopiaud a cru qu’il allait s’en sortir comme ça. Un but aussi moisi qu’inutile suivi d’un cœur avec les doigts pour nous faire oublier une prestation répugnante, à base de ballons perdus, de parties de candy crush le long de la ligne de touche, et d’absence totale d’esquisse de début d’intention de repli défensif. Contre Ludogorets, Angel Di Maria a touché du doigt l’imperfection dans toute la noblesse de sa dimension. Le plus agaçant pour nos petits yeux agressés par tant de médiocrité ? Le manque d’ardeur au combat de l’Argentin, qui se retrouve dans les chiffres.
Cette saison en Ligue des champions, l’épreuve dans laquelle il est censé rentabiliser le milliard d’euros dépensé par le PSG pour l’arracher à Manchester à l’été 2015, Di Maria ne remporte plus que 32 % des duels qu’il dispute, contre 57 % la saison passée (source : Squawka). En résumé, le petit Angel conforte l’impression qui est la nôtre depuis trois mois : il se cache sur le terrain, où il se fait bouffer tout cru par le premier latéral un peu couillu venu. Avis en partie conforté par Fouad Chafik, qui s’est frotté au garçon avec Dijon fin septembre, dans un match plus compliqué que le score ne l’indique pour le PSG (3-0).
Di Maria peu courageux dans les duels ?
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« « Pour être honnête, je m’attendais à mieux, ne serait-ce que techniquement. Rien à voir avec ce que j’imaginais en le voyant avec le Real ou même l’an passé. Je m’étais dit de ne pas me jeter, et d’y aller un peu plus fort dans l’impact physique. Franchement, on ne l’a pas trop vu, je l’ai bien pris. » »
Chafik se souvient du changement d’attitude de l’attaquant parisien en deuxième mi-temps. « Je ne dirais pas qu’il a fui le duel, mais il a choisi de dézoner et d’aller demander le ballon au milieu de terrain, où il avait un peu moins de pression. »
Un aveu de faiblesse à relativiser. Même dans ses grandes années madrilènes, Di Maria n’était pas un joueur qui aimait se dépouiller au duel, se souvient Grégory Arnollin, alors défenseur à Gijon. « Il n’y allait pas franchement, il était plus dans l’évitement et dans les courses permanentes. Mais la Ligue 1 c’est autre chose, il y a plus de contacts physiques, il faut savoir faire face. Je n’ai pas vu le match contre Ludogorets, mais au Real Madrid aussi il y avait des matchs où on ne le voyait pas, sauf que là-bas, ça passait inaperçu. A Paris, on lui demande d’être à 100 % à chaque match ». Comme cela fait un moment que le bonhomme traîne sa misère, peut-être faut-il se demander d’où vient le mal ?
- Et si Di Maria était complètement cramé
Confidence intéressante d’un proche, relayée récemment par Le Parisien. « La répétition des séances d’entraînement d’une heure et demie, deux heures, voire plus, ne lui correspond pas. On sent bien qu’il est vite fatigué en match ». Titularisé jusqu’à ce que mort s’ensuive par Emery, Di Maria roule peut-être sur la jante. A 28 ans, l’Argentin, qui n’a jamais connu de blessure grave dans sa carrière, entame une huitième saison d’affilée à plus de 50 matchs, si l’on excepte son passage mitigé à Manchester. Ajoutez à ça dix aller-retour par an en Amérique du Sud pour aller se coltiner le Pérou et la Bolivie en éliminatoires, et vous avez le profil d’un type en surménage complet.
- Et si Di Maria n’adhérait pas aux principes d’Emery
Comment expliquer que Di Maria, qui peut être un chien galeux sur le terrain quand il a envie, se traîne comme un zombie sur son côté avec Emery, jusqu’à donner la sensation de refuser de participer au jeu ? L’entraîneur basque l’a pourtant protégé contre tempêtes et tsunamis, le replaçant même à droite pour le mettre dans les meilleures conditions possibles avant le match à Lille. Rien à faire, on retrouve le Di Maria de Manchester, brouillon et dépressif, qui se plaignait « de ne jamais jouer à la même position et de manquer de liberté » avec Van Gaal, un coach pas beaucoup moins psychorigide qu’Emery.
- Et si Di Maria nous fermait nos bouches contre Nice
C’est tout ce qu’on lui souhaite, comme dirait Paga, quitte à se faire troller sur les Internets toute la semaine prochaine. On est prêt à parier notre dernière chemise Desigual que l’Argentin sera titulaire dimanche pour un match que le PSG n’a pas le droit de perdre. Ecoutez Unai Emery : « C’est un joueur important. Il peut faire plus, il a fait des bons matchs cette saison. Il y a un travail à faire mais on veut lui donner de la confiance ». Et retrouver le Di Maria de la saison passée. 15 buts et 24 passes décisives quand même, pour mémoire.


















