PSG-Ludogorets: Les Bulgares refont (presque) le coup de 1993 et privent Paris de la première place

FOOTBALL Le PSG s'est fait surprendre sur sa pelouse contre Ludogorets (2-2)...

William Pereira

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La frustration de Thiago Silva, malchanceux à la finition contre Ludogorets

La frustration de Thiago Silva, malchanceux à la finition contre Ludogorets — Michel Euler/AP/SIPA

C’est l’histoire d’un mauvais tour qu’aiment bien jouer les Bulgares aux Parisiens. Plus de 20 ans après le coup de pied maudit de Kostadinov le 17 novembre 1993, les étonnants joueurs de Ludogoretssont venus jeter un grand coup de froid sur le Parc des Princes en tenant les hôtes en échec (2-2) lors du dernier match de poules de la Ligue des champions 2016-2017.

Pas vernis, les hommesd’Unai Emery enchaînent une deuxième contre-performance de rang après la déroute de Montpellier (0-3) et s’enlisent dans une mini-crise qu’ils auraient pu éviter à quelques jours de la réception de Nice en Ligue 1.

Le réalisme bulgare plus fort que le beau jeu parisien

Le plus cruel avec ce nul c’est qu’on ne peut pas dire queles Parisiens aient démérité. Souverains dans le jeu, spectaculaires par moments, ils ont écrasé leur adversaire pendant 99 % de la rencontre. Ça n’a pas suffi. Car en face Ludogorets a profité de ses quatre seules occasions pour en mettre deux à Areola. Comble du comble, les Bulgares ont ouvert le score sur leur première vraie situation via une tête de Misidjan (15e).

En deuxième mi-temps, rebelote. Alors que le PSG venait d’égaliser et poussait pour passer devant, l’équipe de Dermendzhiev a tué le match sur contre-attaque grâce à Wanderson (61e). Victoire par KO du réalisme, et défaite de la charnière Marquinhos-Silva, fautive à chaque fois.

La grosse poisse des attaquants

Si les Bulgares ont fait preuve de froideur à la finition, les locaux ont à l’inverse pêché au moment de conclure. Lucas, (7e, 18e), Di Maria (28e, 55e), Thiago Silva (poteau à la 35e, 77e) ou encore Matuidi (44e), tous ou presque ont tenté leur chance autour des cages de Stoyanov. Regroupés autour de leur surface comme une équipe de hand, les visiteurs ont toujours trouvé le moyen de laisser traîner un pied ou une jambe pour empêcher les attaquants du PSG de scorer. Les égalisations de Cavani et Di Maria à 1-1 et 2-2 ne suffiront pas à faire oublier le manque de réalisme de la formation parisienne.

La deuxième place, encore…

Contrairement aux Parisiens, Arsenal n’est pas passé à côté de son dernier match sur la pelouse du FC Bâle (4-1). En s’imposant en Suisse, les hommes d’Arsène Wenger ont repris la tête de la poule A et obligent le PSG à aborder le tirage au sort de la Ligue des champions dans la position de deuxième. Paris pourra donc tomber sur des équipes comme le Barça, l’Atlético Madrid ou Leicester. Mercredi, la Juventus et le Real Madrid pourraient bien rejoindre la liste des futurs adversaires probables des protégés d’Emery. La mission demi-finale s’annonce tendue.