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L’Islande va jouer l’Angleterre, et elle ne pouvait pas rêver mieux

Euro 2016: S'il y a bien une équipe contre qui l'Islande voulait tomber en 8e, c'est l'Angleterre

FOOTBALLLes Islandais connaissent particulièrement bien leurs adversaires des 8e de finale...
Nicolas Camus

N.C.

Se retrouver en huitième de finale de l’Euro est déjà fabuleux pour l’Islande. Mais alors jouer les Anglais… c’est la confiture sur le hræringur (un plat local composé de fromage et de porridge). Et tant pis si tout le monde dit qu'ils n'auraient pas dû marquer ce dernier but contre l'Autriche pour rester dans la meilleure partie de tableau. « J’ai toujours supporté l’Angleterre dans les grands tournois quand nous ne les disputions pas, confie Kari Arnason. C’est un rêve qui devient réalité de les affronter. »

Comme le défenseur islandais, passé par Plymouth et Rotherham, ils sont nombreux à avoir connu les divisions inférieures anglaises dans leur carrière. Se rendre sur l’île « voisine » (1.500 bornes tout de même) reste le meilleur moyen de faire carrière pour ceux qui en ont la capacité. Du coup, les Islandais connaissent les Anglais par cœur. « Footballistiquement, on est anglophiles, dit le co-sélectionneur Heimir Halgrimsson avec un joli sens de la formule. Les Anglais ne nous connaissent sans doute pas, mais nous oui. Et très bien. Je pourrais citer tous les joueurs maintenant. »

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On l'aura compris, s'il y a bien un adversaire contre qui l'Islande voulait tomber, c'est l'Angleterre. Ce sera quoi, alors, le plan de jeu pour poursuivre l’aventure ? « C’est une équipe créative, qui joue bien au ballon, avec des individualités qui peuvent faire la différence à n’importe quel moment, détaille Halgrimsson. On va devoir faire le match parfait, le meilleur qu’on n’ait jamais fait. Et encore, même avec ça on ne serait pas sûr de gagner. »

Bon, dit comme ça, ça n’incite pas trop l’optimisme en fait. Mais c’est pour mieux surprendre. « Nous allons l’aborder avec l’état d’esprit qui a fait notre force jusqu’ici, dit Arnason. Et nous croyons en nous. » Nous aussi, mais c’est peut-être parce qu’un France-Islande en quarts, on ne serait pas foncièrement contre.

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