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L'Islande, quelle folie !

Euro 2016: L'Islande, quelle folie !

FOOTBALLLes Islandais, pour leur premier grand tournoi international, se sont qualifiés pour les huitièmes de finale de l'Euro 2016...
Nicolas Camus

Nicolas Camus

Au Stade de France,

La folie, sur le terrain, en tribunes, partout. L’Islande, pour sa toute première participation à un grand tournoi, a gagné son billet pour les huitièmes de finale de l’Euro, mercredi, au Stade de France. Et pas n’importe comment. Sa victoire en toute fin de match (2-1), alors que l’Autriche était en train d’attaquer à 11 (oui, même le gardien) pour tenter d’arracher sa qualif’, lui permet de terminer à la deuxième place du groupe, devant le Portugal.

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Même si la seconde période n’a été qu’une longue apnée pour les Islandais, cette qualification est méritée au terme d’un premier tour où ils n’ont pas connu la défaite. Un petit bout de terre de 300.000 habitants, dont environ 10 % était au Stade de France, s’invite parmi les 16 meilleures nations du continent. C’est chouette, cet Euro à 24.

Elle ne l’a pas volée

Une première période de très belle tenue, une seconde à tenir la baraque à 11 dans leur camp… Avant l’incroyable dénouement. Voilà ce qu’on fait les Islandais face à l’Autriche. Ils ont commencé fort, avec une frappe de bucheron de Gudmundsson qui a fracassé la barre (2e), et n’ont jamais relâché. Leur premier but - touche longue, déviation de la tête à l’arrache qui tombe sur le bon gars, frappe en rupture - est so british qu’on le trouve presque beau.

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Halldorsson, l’homme du match

Après l’ouverture du score, il a fallu tenir, et ce ne fût pas simple du tout. Heureusement que le dénommé Halldorsson, gardien de but de son état, a été immense. L’atelier découverte de gardiens talentueux se poursuit sur cet Euro, après le Nord-Irlandais McGovern mardi. L’Islandais, réalisateur dans la pub il y a encore trois ans, a été immense. Et quand il n’était pas là, c’est Arnasson, son défenseur, qui a sauvé la maison deux fois. Sa seule absence a été cette petite cagade en début de match, sans conséquence.

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Islande > Irlande du Nord

L’Islande, encore une équipe limitée qui va être un adversaire cadeau en huitièmes comme l’Irlande du Nord ? Et bien non. On ne dit pas qu’elle sera favorite contre l’Angleterre, bien sûr, mais il y a quelques différences entre ces deux nations. La première, c’est que l’Islande n’a pas encore perdu dans cette compétition, quand même. La seconde se nomme Sigurdsson. Le numéro 10 islandais est le petit plus qui fait la différence dans cette équipe, le mec capable de remonter les ballons, de faire la bonne passe… et de se montrer souvent dangereux par ses frappes. Les Nord-Irlandais n’ont pas ce joueur.

L’Autriche, quelle déception…

Vraiment pas emballante pendant deux matchs et demi, l’Autriche aurait pu se qualifier en ne jouant que 45 minutes dans cet Euro. Sa seconde période face à l’Islande a en effet la seule où Alaba et ses coéquipiers ont justifié leur statut de potentielle terreur, après un parcours presque parfait en éliminatoires (neuf victoires, un nul). Mais le slalom de Schöpf n’a pas suffi. La faute à Halldorsson… et à Dragovic. Ce penalty raté en première période coûte cher aux Autrichiens.

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