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Ligue 1: Champion en mars, comment c'est possible?
FOOTBALL•Paris a marché sur la Ligue 1 bien plus rapidement que la saison passée. Mais pourquoi?...B.V.
Il y a eu, l’espace de quelques semaines, un long débat sur qui du PSG de cette saison ou de l’OL 2006/2007 a été l’équipe la plus dominante de l’histoire du football français. On a désormais un élément supplémentaire de réponse puisque Paris vient d’obtenir le titre de champion le plus rapide de l’histoire, à la 30e journée, alors que Lyon avait attendu la 33e. Comment Paris a-t-il fait pour marcher autant sur la Ligue 1 ? Voici quelques éléments de réponse.
> Le championnat a commencé une année impaire
C’est par là que tout a commencé. Il n’y a pas eu d’Euro, de Coupe du monde ou de Jeux Olympiques l’été dernier pour perturber la préparation des internationaux parisiens. Résultat : la plupart des cadres était déjà sur le pont pour le premier mois de compétition, ce qui n’était pas le cas d’habitude et coûtait des points à Paris.
Résultat ?Le mois d’août du PSG a été parfait avec 12 points sur 12 possibles. L’an passé, ils en avaient 8 à ce moment-là.
Autant dire qu’on en reparle en début saison prochaine après l’Euro en France, la Copa America en Equateur et les JO au Brésil.
> Paris a arrêté de jouer en marchant
Ça rendait parfois fou le pauvre Laurent Blanc, sur son banc. Depuis deux ans, son PSG se savait tellement plus fort que ses adversaires qu’il se contentait de jouer à la baballe en marchant et en attendant que ça finisse par rentrer. Sauf que ça ne rentrait pas toujours et que Paris finissait par lâcher des matchs nuls. C’est d’ailleurs la grande différence entre ces deux saisons : onze nuls l’an passé contre cinq cette année (contre 3 / 1 défaites).
Longtemps invaincu, le PSG a sans doute été motivé par la carotte de finir la saison sans la moindre défaite. C’est raté, mais ça leur aura au moins permis d’assurer leur titre de champion dès décembre.
> La concurrence a été faiblarde
Bien sûr, le PSG a été beaucoup plus fort cette saison. Mais il a aussi profité de l’effondrement évidemment de tous ses principaux concurrents, loin de leur rythme de l’an passé.
Disons le clairement, la seule chance de voir le PSG battu cette saison s’est fait les ligaments croisés avec l’équipe de France au Portugal. Sans Nabil Fékir, Lyon n’est pas la même équipe. Surtout quand elle met six mois à trouver le sens du but. A la 29e journée l’an passé, Lyon avait 58 points. Il en a cette saison 45.
Autour de l’OL, Monaco a changé 50 % de son équipe cet été et perdu des joueurs cadres comme Martial, Kondogbia ou Abdennour. Quant à l’OM, n’en parlons même pas…
> L’effectif parisien est encore plus fort
La victoire tranquille face à Chelsea est un bon baromètre pour se rendre compte des progrès du PSG. En même temps, quand on ajoute un joueur comme Angel Di Maria à un collectif, bah on progresse. L’Argentin est clairement à quatre niveaux de la Ligue 1 et lui gentiment roulé dessus. Ajoutez à ça les progressions fulgurantes de Serge Aurier, Lucas et Rabiot et vous avez tout simplement un effectif largement meilleur que la saison passée.
> On a retrouvé le Roi Zlatan
Et puisqu’on est dans les récompenses individuelles, comment ne pas décerner un Oscar à Zlatan Ibrahimovic ? Blessé une grande partie de la saison dernière, il avait raté pour la première fois depuis qu’il est en France le titre de meilleur joueur de la saison. Pas de souci, il l’aura de nouveau d’ici quelques semaines tant il est revenu à son meilleur niveau. « J’ai eu cette saison les meilleures statistiques de ma carrière », s’est-il même vanté avant le retour contre Chelsea.
Après 29 journées : 23 buts et 10 passes décisives. Soit le meilleur buteur et le meilleur passeur de notre Ligue 1. Ça calme.
> Paris a eu beaucoup moins de blessés
Javier Pastore pendant quelques mois et Marco Verratti depuis le début de 2016. Voilà les deux seules vraies blessures que le PSG a déplorées cette saison. Loin, bien loin de la vague qui avait touché son effectif au moment d’affronter Barcelone en quarts de finale l’an passé.
Laurent Blanc a magistralement fait tourner son effectif et accordé du repos à ses cadres, profitant de l’avance en championnat pour lancer des gamins (Augustin, Kimpembe, Ongenda). Et le cercle vertueux est enclenché : Bons résultats → On fait tourner l’effectif → moins de blessures → plus de fraîcheur → bons résultats.


















