Ligue des champions: Cette année on y croit pour le PSG, et on vous dit dix fois pourquoi

FOOTBALL Cette fois c'est sûr, Paris va passer les quarts…

B.V. à Londres

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Les joueurs du PSG célèbrent leur qualification en quart de finale de la Ligue des champions face à Chelsea, le 9 mars 2016.
Les joueurs du PSG célèbrent leur qualification en quart de finale de la Ligue des champions face à Chelsea, le 9 mars 2016. — F. Ceciarini/SIPA

Une victoire à l’aller, une victoire au retour. Paris s’est occupé de Chelsea comme d’un vulgaire pinpin de Ligue 1 (bon ok en vrai on a un peu flippé quand même) et fonce vers son quatrième quart de Ligue des champions de suite. Une barrière qu’il a donc toujours atteinte mais jamais franchie depuis l’arrivée des Qataris. Sauf que cette année, c’est la bonne pour voir au moins les demies, et on vous pourquoi.

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Parce que Paris est tout simplement plus fort

On pourrait vous arroser des statistiques de la rencontre, d’une analyse tactico-tactique chiante comme un samedi soir en Ligue 1 ou d’une revue de tweets avec des éléphants qui tapent dans un ballon. Mais sur ce point, on juste se contenter de citer une petite phrase d’un des battus du soir, Willian. « Paris est une très très grosse équipe. Ils peuvent gagner la Ligue des champions. »

Parce que le PSG a passé un palier mental

Si ces trois dernières années étaient un match de tennis face à Chelsea, Paris l’aurait emporté 6-7, 7-6, 6-1. Eliminé d’un rien il y a deux ans, qualifié d’un encore plus petit rien l’an passé, le PSG a cette fois été largement supérieur à Chelsea dans cette double confrontation. « On les bat deux fois sur l’aller et le retour, c’est un signe de notre progression », confirme Blaise Matuidi. Mais ça veut dire quoi ? Ca veut dire plus de maturité, plus de calme, plus d’expérience. Laurent Blanc : « Dans la maîtrise, l'équipe a tenu du début à la fin, même quand elle a pris le but. C'est ce qu'il y a de satisfaisant, ça nous a facilité la soirée, alors qu'on s'attendait vraiment à ce qu'elle soit difficile ».

Parce qu’un Di Maria, ça vous change une équipe

La différence entre le PSG de l’an dernier et celui-là ? De la maturité, ouais, de l’expérience, ouais. Et puis un attaquant à 60 plaques, surtout. C’est peut-être un peu con, mais ça change tout. Dans un pays qui n’a pas voulu de son talent l'an passé, Di Maria a été brillant et décisif, en offrant le deuxième but à Ibra. Le genre de joueur (très rare) à augmenter son niveau en fonction de celui de l’adversaire.

Blanc, encore : « Il a une faculté à se déplacer intelligemment, à accélérer le jeu, à avoir une vision excellente. Il a posé un problème permanent à l'adversaire qui ne savait jamais où il était où il allait. » Rappelons aussi au passage que quand Madrid a remporté la Ligue des champions, en 2014, il était colossal.

Parce que ça sent le tirage facile

Il va bien falloir un jour que la légende urbaine des tirages au sort toujours fastoche du PSG finisse par être vrai. Parce qu’après s’être tapé le Barça deux saisons de suite, il y a peut-être moyen de ne pas tomber directement sur le grand favori de la compétition. Et puis évitons aussi le Bayern tant qu’on y est. Allez : Benfica et Wolfsburg sont déjà qualifiés, ça pourrait le faire ça.

Zlatan Ibrahimovic lors du quart de finale retour de Ligue des champions entre le PSG et Barcelone, le 21 avril 2015.
Zlatan Ibrahimovic lors du quart de finale retour de Ligue des champions entre le PSG et Barcelone, le 21 avril 2015. - Emilio Morenatti/AP/SIPA

Parce que les joueurs ne pensent qu’à ça

L’an passé, exploit était d’avoir sorti au bout Chelsea au bout d’un match épique. Et Paris était arrivé en quarts avec le sentiment du devoir accompli. Ce ne sera pas le cas cette année. C’est bien, mais l’objectif est clairement d’aller en demies, et tous les joueurs n’ont fait que le répéter après la rencontre dans une joie très contenue. « On est très contents, mais on ne va pas s'enflammer. Il faudrait faire mieux que l'an dernier », résume Matuidi.

>> A lire aussi : Chelsea-PSG: Non, Zlatan Ibrahimovic, Paris n'est pas né avec le Qatar

Parce que ça va bien finir par arriver

Ce n'est que pure logique: tout comme on n’a jamais été aussi près de la mort, chers amis, le PSG n’a jamais été aussi près de sa prochaine demi-finale de Ligue des champions. Les deux n’ont rien à voir.

Parce que Kevin Trapp, c’est un grand OUI

20minutes se demandait ce matin si « on allait enfin savoir pour Kevin Trapp ». Yep, et pas à moitié. Oubliées les boulettes du début de saison, le gardien allemand a répondu là où on l’attendait, dans les gros matchs de Ligue des champions. Sa double parade sur Willian et Hazard alors qu’on n’était encore à 1-1 est le tournant du match, car Paris marque juste derrière. Et que notre liveur a du aller se mouiller la nuque.

Capture d'écran du live de 20minutes
Capture d'écran du live de 20minutes - Capture d'écran

Et t'inquiète pas, Kevin, on n’oubliera pas au passage les trois arrêts déterminants à l’aller.

Parce que Zlatan est décisif dans les grands matchs !

Ehhhhhh OUAIIIIS !!!! (On en a déjà beaucoup parlé ici).

Parce qu’Adrien Rabiot s’est arrêté en zone mixte

Alors que ça faisait plus d‘un an qu’il snobait les médias. Oh, il a pas dit grand-chose hein, à part que « c’était le but le plus important de sa carrière », mais quand même : Cavani qui marque à l’aller, Zlatan qui est bon dans les gros matchs, Rabiot qui parle à la presse : il y a un alignement des astres qui nous laisse croire qu’à ce rythme-là, c’est victoire 4-0 contre le Barça en finale.

Parce que le PSG a un vrai banc

Vous en voyez  beaucoup, vous, des équipes capables de gagner en laissant Cavani, Pastore et Verratti sur le banc ? Et quand on sait que Stambouli à deux Zidane dans chaque orteil…

Bonus-track : Parce que Serge Aurier va revenir

Et que c’est lui qui va venir marquer le but de la qualification au Camp Nou d’une tête rageuse avant de se jeter dans les bras de Laurent Blanc. On l’a déjà venir d’ici.

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