Dopage: La commission sénatoriale s’apprête à publier la liste des cyclistes dopés à l’EPO lors du Tour 1998

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Publié le 23 juillet 2013.

CYCLISME – Le rapport doit être rendu mercredi…

La commission d'enquête du Sénat sur l'efficacité de la lutte contre le dopage rend public mercredi matin (10h30) son rapport très attendu, mais l'incertitude règne autour de la divulgation des noms de cyclistes dopés à l'EPO lors du Tour de France 1998. Le 15 mai, alors que l'ancien champion Laurent Jalabert s'apprêtait à être auditionné, le rapporteur Jean-Jacques Lozach (PS) avait provoqué un mini-séisme en annonçant que les sénateurs étaient en mesure de dévoiler les noms - jusqu'ici restés anonymes - de cyclistes ayant eu recours à l'EPO lors du Tour 1998.

Les sénateurs, grâce au concours du ministère des Sports, ont en effet mis la main sur les bordereaux de prélèvements de cyclistes testés en 1998, où figurent leurs noms, et les ont mis en face des résultats des réanalyses effectuées fin 2004 par le laboratoire de Châtenay-Malabry à des fins de validation de leur test de détection de l'EPO. Le 25 juin, le nom de Laurent Jalabert a ainsi filtré dans L'Equipe sans que les sénateurs ne confirment ou n'infirment cette affirmation.

Les coureurs sont contre

Depuis lors, une bataille s'est engagée - en coulisses et par médias interposés - afin de questionner l'intérêt de divulguer publiquement les noms de ces coureurs qui ne risqueront de toute façon rien, à part l'opprobre publique, puisque les réanalyses de 2004 n'étaient en rien des contrôles antidopage.

La famille de Marco Pantani (décédé en 2004), vainqueur du Tour 98 devant l'Allemand Jan Ullrich et l'Américain Bobby Julich, a ainsi exprimé son opposition à la démarche des sénateurs. Laurent Jalabert a indiqué ne pas comprendre le bien-fondé de ces révélations, quinze ans après les faits.

Cinq mois de travaux

Et vendredi, le CPA, le syndicat des coureurs professionnels, a diffusé un communiqué dans lequel il s'oppose lui aussi à cette publication, avec notamment une argumentation juridique intéressante.

«La publication d'une liste reviendrait (...) à une accusation de dopage sans aucun moyen de se défendre!», argumente le syndicat, à raison, puisque aucune contre-analyse ne sera possible, les échantillons prélevés n'existant plus.Il apparaît toutefois hautement improbable que la commission sénatoriale décide de ne pas les publier, alors qu'elle s'est engagée à combattre la loi du silence.

La commission pourrait également inclure dans les annexes certains bordereaux des prélèvements effectués lors du Tour 1999, que les sénateurs ont également demandé au ministère des Sports. Si elles sont publiées, ces fameuses annexes risquent donc de concentrer l'attention médiatique au détriment des nombreuses propositions que fera la commission.

Avec AFP
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