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M-Pokora: «Gaël Monfils a besoin des gens pour se transcender»

M-Pokora: «Gaël Monfils a besoin des gens pour se transcender»

INTERVIEWAmi du joueur de tennis, le chanteur observe sous ses matchs à Roland-Garros...
Propos recueillis par Romain Scotto

Propos recueillis par Romain Scotto

Entre deux tournées, M-Pokora prend toujours le temps de soutenir son ami sur le circuit. Habitué de la loge de Gaël Monfils à Roland-Garros, le chanteur est là pour le rassurer et le pousser à gagner. Comme tous les membres de la Monfis Family…

Comment est née votre amitié avec Gaël Monfils?

On s’est rencontré via une amie qui m‘a dit: je suis sûre que tu t’entendrais super bien avec Gaël. Elle me l’a présenté, puis il m’a invité à des matchs. On est allé manger ensemble au restau à Paris. Je l’ai invité au concert, etc. Je suis allé le voir une fois en Suisse chez lui. On se retrouve sur pleins de choses, la musique, les jeux vidéo. On est des grands gamins. On aime le sport en général. On aime beaucoup de choses en commun. Mais pas le poker. Ce n’est pas mon truc.

Vous faites partie de sa garde rapprochée maintenant à Roland-Garros…

Je viens dès que c’est possible à Bercy ou Roland-Garros, je fais partie du clan Monfils. Chacun a sa place. Il y a sa famille, les coachs, et nous, les amis. On se met un peu en retrait. On ambiance, on essaie d’emmener les gens avec nous. C’est quelqu’un qui marche vachement à la confiance. Il est capable de passer à côté d’un match parce qu’il n’y a personne dans le stade et qu’il n’y a pas d’ambiance. Il fonctionne un peu à l’américaine. C’est un show-man. Il a besoin des gens pour se transcender. Donc des fois, il a besoin d’un coup de main de son clan.

Quel est précisément votre rôle au sein du clan?

Le soutenir. Le pincer de temps en temps, parce que c’est quelqu’un qui a des facilités. Physiques ou techniques. Il faut le bouger parce qu’il se laisse endormir. Il va se démobiliser. Il faut lui dire les mots justes, le pousser, lui gueuler deux, trois choses pour le remettre dans le match. On commence à le connaître un peu le Gus.

Comment expliquez-vous son début de tournoi laborieux?

Cette année, c’est un peu poussif. Au deuxième tour, c’était dur. Il s’est laissé endormir. Ce n’est pas un rythme pour lui. Il a besoin de quelques coups de folie par ci par là. Mais à une certaine période de sa carrière, il serait passé à travers ces matchs là. Il se serait fait avoir alors que là, il se reprend en main, il a des sursauts.

De quoi parlez-vous une fois les matchs terminés?

Après le match, on mange, puis chacun rentre chez soi. On laisse Gaël tranquille, faire tous ses soins avec le kiné pour être opérationnel le match d’après. Sinon, on ne parle pas trop de tennis. C’est quelqu’un qui parle de musique, de basket… Il a besoin de s’évader un peu et penser à autre chose avant d’aller sur le court. Cette année, il est un peu nerveux parce qu’il se blesse souvent. Il manque de rythme, de jeu, de compète. Ça n’aide pas à être en confiance.

Entre amis, vous dit-il qu’il peut gagner Roland-Garros?

Il ne nous l’a jamais dit, non. Maintenant, s’il y a bien un tournoi qu’il rêve de gagner dans sa carrière, c’est celui-là. A Paris, il est à la maison, toutes les conditions sont réunies pour qu’il y arrive. Mais le premier objectif, c’est de jouer une saison pleine, sans blessures.

Que savez-vous de lui que le grand public ne sait pas?

Il est tout le temps en train de parier de l’argent. Sur tout. C’est un gros joueur. On va vouer à Fifa la console, il prend 5-0, le match d’après, il mise 100 euros qu’il gagne. Je viens de le torpiller deux fois, mais il a toujours un truc derrière la tête. Il va faire la passe à dix pendant tout le match, tu deviens fou, il t’amène aux tirs aux buts et là, il a une chance sur deux de gagner...