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Paulo Di Canio, le footballeur facho

Paulo Di Canio, le footballeur facho

Porteur de la flamme olympique la semaine dernière à Rome, Paolo Di Canio ne représente certainement pas l’esprit olympique si cher au baron Pierre de Coubertin. Condamné simplement à une amende de 10 000 euros pour avoir fait le salut nazi après un but m
© 20 minutes

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Porteur de la flamme olympique la semaine dernière à Rome, Paolo Di Canio ne représente certainement pas l’esprit olympique si cher au baron Pierre de Coubertin. Condamné simplement à une amende de 10 000 euros pour avoir fait le salut nazi après un but marqué dans le derby romain en janvier 2005, le joueur de la Lazio Rome a récidivé dimanche dernier lors d’un sulfureux match face à Livourne. Un club considéré en Italie comme étant d’extrême gauche, ses supporteurs agitant même des drapeaux soviétiques ou des portraits de Che Guevara dans les tribunes. En face, les fans de la Lazio, club apparenté à l’extrême droite, affichent fréquemment des croix celtiques (un symbole populaire chez les néonazis). Dimanche, au moment de son remplacement, Paolo Di Canio a de nouveau flatté les instincts primitifs des supporteurs de la Lazio en tendant le bras de manière sans équivoque. Un geste considéré comme « une incitation à la haine raciale pouvant provoquer des réactions violentes de la part des supporters », dixit la commission de discipline de la Ligue italienne. « Il y a des mesures qui peuvent être prises lorsqu’un joueur se conduit de la sorte, aussi dangereusement. J’espère qu’elles seront appliquées », a fait savoir Marco Amelia, le gardien de Livourne. Reste désormais à savoir si les instances italiennes auront enfin le courage de sanctionner plus durement l’attaquant romain. Dans le cas contraire, la campagne entamée cette saison par la Ligue pour endiguer la violence dans les stades n’aura vraiment servi à rien. Gaël Anger