02:38
fournier, vrai faux départ
Football Viré vendredi et samedi, l'entraîneur du Racing a finalement été confirmé dimancheFloréal Hernandez
Jafar Hilali a le texto tardif. C'est via sms que le président du Racing a contacté Laurent Fournier à 00 h 58 dimanche matin après la victoire du RCS contre Evian (1-0) en 16e de finale de Coupe de France. A la réception du texto, Fournier a joint immédiatement son président pour une franche conversation. Lors de celle-ci, il n'a pas été officiellement confirmé à son poste alors que Peter Zeidler, ex-coach adjoint du club allemand d'Hoffenheim, devait diriger son premier entraînement strasbourgeois, ce matin. « Mais je n'ai jamais reçu de lettre de licenciement, rappelle l'ancien entraîneur du PSG. Je n'ai donc jamais été viré officiellement. » Pourtant après la victoire contre Evian, Fournier avait reconnu que c'était son dernier match à la tête du Racing. Par contre, Hilali lui a confirmé les propos qu'il avait tenu à son conseiller, vendredi, à savoir qu'il ne le croyait « pas capable de faire remonter le club en Ligue 2 ».
Soutenu par les joueurs et le staff
A 01 h 50, Hilali envoie un second texto. Cette fois à un confrère des Dernières nouvelles d'Alsace où il affirme maintenir en poste son entraîneur. Le succès en Coupe et le soutien sans faille des joueurs et du staff à l'égard de Fournier l'auraient convaincu. Les indemnités négociées pour ses 18 mois de contrat restant – 200 000 € sont évoqués –, ont aussi lourdement pesé dans la décision du président du RCS. C'est finalement par un communiqué de presse des conseillers de Fournier, envoyé lui aussi par texto, que sa poursuite sur le banc strasbourgeois a été entérinée en début d'après-midi hier.
Les joueurs ont accueilli la nouvelle avec satisfaction. « Je suis plus que content de continuer avec M. Fournier. On n'est pas les seuls à être heureux, les supporters ont scandé son nom face à Evian », rappelle Farez Brahmia. Ali Mathlouthi s'est lui posé beaucoup de questions depuis vendredi et l'annonce de l'éviction prévue de son coach. « Ici, c'est une série. On en est à quelle saison ?, sourit l'unique buteur contre Evian. Si je suis resté à Strasbourg cet été, c'est pour le coach, s'il était parti, j'aurais eu du mal à travailler avec un autre entraîneur. Je suis pas mal courtisé actuellement, j'avais des idées de départ. » Un prochain rebondissement n'est pas à exclure avec un scénariste comme Jafar Hilali.



















